Voeux 2019

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Depuis le temps que nous exprimons le souhait d’une révolution nationale, d’un soulèvement populaire des autochtones de France face à une gueuse vendue aux mondialistes et aux lobbies internationaux nocifs pour nos traditions et nos valeurs occidentales séculaires… ne peut-on pas légitimement espérer que cela se réalise dans les semaines à venir voire les mois prochains avec cet élan patriote de la « France périphérique » des « Gilets jaunes » ?…la-france-peripherique-guilluy

Cette « France périphérique », définie par Christophe Guilluy dans son ouvrage La France périphérique: Comment on a sacrifié les classes populaires paru le 2 septembre 2015est restée trop longtemps silencieuse face aux exactions progressistes et mondialistes, sous couvert de l’alibi démocratique et avec l’aide de l’arme législative (des lois répressives pour une certaine catégorie de personnes comme nous et votée par un minimum de parlementaires souvent élus par un minimum de votants !!!). 

Le résumé du livre explique que : « Désormais, deux France s’ignorent et se font face : la France des métropoles, brillante vitrine de la mondialisation heureuse, où cohabitent cadres et immigrés, et la France périphérique des petites et moyennes villes, des zones rurales éloignées des bassins d’emplois les plus dynamiques. De cette dernière, qui concentre 60 % de la population française, personne ne parle jamais. Laissée pour compte, volontiers méprisée, cette France-là est désormais associée à la précarité sociale et au vote Front national.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi a-t-on sacrifié les classes populaires sur l’autel d’une mondialisation volontiers communautariste et inégalitaire, aux antipodes des valeurs dont se réclame la classe politique ? » mais, pour moi, peu importe la réponse à ces deux questions, à ce pourquoi de ce sacrifice calculé et utilitaire pour certaines minorités; ce qui est essentiel à mes yeux est le réveil des consciences autochtones, ces frémissements réactionnaires qui se multiplient partout en France et en Europe.

D’ailleurs, depuis quelques années, un mouvement général de remise en cause des partis politiques traditionnels, aux affaires depuis les années 50 et sapant tous les piliers fondateurs de notre civilisation occidentale, s’est installé en Europe; avec une progression de tous les partis dits « populistes » comme l’AfD en Allemagne (dixit Nicolas Bay, le 15 octobre 2018 sur L’Opinion.fr avec Nicolas Beytout : « En Bavière, l’AFD partait de zéro et atteint près de 11% des voix. Les grands perdants en Bavière, ce sont les alliés de Mme Merkel« ), le Fidesz en Hongrie (cf. Blaise Gauquelin dans Le Monde du 8 avril 2018, Hongrie : le nationaliste Viktor Orban triomphe aux législatives), le SD de Suède (cf. Ouest-France du 10 septembre 2018, Suède : l’extrême-droite devient le second parti),…

Le dernier succès en date est celui de Vox en Espagne qui ne fait que confirmer la réalité du phénomène souverainiste et du ras-le-bol général des soi-disant « zélites » qui ne travaillent que pour leur propre compte et pas au service des peuples.

Ainsi, RT France du 3 décembre 2018 dans l’article Espagne : le parti anti-immigration Vox fait une entrée fracassante au Parlement andalou nous apprenait que « Le parti Vox, prônant notamment une politique intransigeante face à l’immigration clandestine, fait son entrée au Parlement andalou en remportant 12 sièges (sur 109) lors d’élections régionales anticipées le 2 décembre – une première pour la – formation créée en 2013, qui ne disposait jusqu’alors d’aucun élu dans les Parlement régionaux du royaume« .

Avec l’apparition des Gilets jaunes, que de bonnes nouvelles en cette fin d’année 2018 !

Quel plaisir de lire que « […] le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) enregistre quant à lui le pire résultat de son bastion d’Andalousie, une région méridionale de 8,4 millions d’habitants. Il tombe de 47 à 33 sièges. Ceux obtenus par ses alliés de la gauche radicale ne lui suffiront pas pour parvenir à la majorité absolue de 55 sièges sur 109 et donc pour former un gouvernement« , sachant que tous les partis classiques au service du N.O.M. subiront tous le même sort à terme.

Pourtant, Dieu sait que les pouvoirs politiques de ces dernières décennies se sont évertués à répondre aux exigences mondialistes et apatrides des marchés internationaux, à grands coups de propagande médiatique, à grands coups de réformes éducatives pour lobotomiser les jeunesses occidentales ou à grands coups de réformes des institutions.

Mais voilà, il faut croire que la culpabilisation à outrance, que le bourrage de crâne télévisuel ou éducatif, n’ont pas réussi à étouffer les revendications populistes, fascistes des « crétins« , des « sans-dents » des populations autochtones et endémiques d’Europe.

Parmi celles-ci, on retrouve notamment le désir de protéger les siens d’un afflux migratoire sans précédent et volontairement mal contrôlé, ou de rendre à l’homme, au patriarche, la place qui est la sienne. Ainsi, l’article de RT France nous montre que « Vox a fait campagne contre l’immigration illégale et pour l’interdiction des partis indépendantistes catalans. Il s’est joint à l’accusation dans le procès des indépendantistes accusés de «rébellion» pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne l’année dernière. Il veut même supprimer l’autonomie des régions au nom des économies budgétaires et de la défense de l’unité de l’Espagne et demande l’abolition de la loi contre la violence machiste, estimant qu’elle va trop loin dans le «politiquement correct» et nous confirme que les aspirations des zélites déconnectées du réel et soumises au N.O.M. ne sont pas celles des peuples d’Europe.

Donc excellente année 2019 à toutes celles et tous ceux qui me lisent, ainsi qu’à leurs proches ! Meilleurs voeux de santé et de prospérité à toutes celles et ceux qui sont au service de l’Occident !

L’avenir nous appartient…

 

Éloge de l’autorité

Sur Atlantico, le 19 mars 2014,  Michel Erman évoque, à propos de cette stupidité de « présidence normale », le dernier ouvrage du professeur émérite de philosophie (Paris X) Robert Damien, « Éloge de l’autorité : Généalogie d’une (dé) raison politique », paru chez Armand Colin.

couverture Éloge de l'autorité

« La notion d’autorité serait-elle devenue un archaïsme dans nos catégories politiques d’individus postmodernes ?

Quand on se rappelle un de Gaulle incarnant le chef avec ses qualités de prudence et d’audace ou un Mitterrand ne négligeant pas la posture de père de la Nation, comment ne pas broncher sur le « président normal » – oxymore calamiteux destiné à amoindrir la notion de pouvoir – et se demander si, en politique, la figure de l’autorité n’est pas passée de la volonté de servir en commandant à la nécessité de diriger en (com) plaisant. Ou comment faire croire qu’entre gouvernants et gouvernés règnerait une innocente égalité plutôt qu’une altérité médiatisée par les institutions !

Sans compter que l’Europe des marchés et la mondialisation dépouillent en partie ladite autorité de ce qui fait ses vertus : l’action sur le réel et l’exercice de la puissance. Soyons un rien irrévérencieux, aujourd’hui celle-ci ne se manifesterait-elle pas plus souvent dans le pouvoir de nomination que dans le pouvoir de décision… » Dans son Éloge de l’autorité, le philosophe Robert Damien rappelle que cette dernière s’autorise moins de la force que du symbolique et de l’éthique.

L’autorité permet l’exercice d’un pouvoir qu’elle transcende, lui donnant ainsi sa légitimité dans la société démocratique où il s’agit non d’ordonner mais de convaincre. Avec cette réserve qu’elle risque toujours de paraître soit excessive soit insuffisante. C’est précisément cette légitimité et ses nombreuses défiances que le livre interroge en relisant Machiavel, Tocqueville ou Bachelard. La démocratie est indissociable d’un idéal antiautoritaire, mais les citoyens manifestent toujours peu ou prou le besoin d’être « conduits », comme le disait Tocqueville. Ils attendent d’un chef de l’exécutif qu’il soit un meneur, et ils font parfois de lui leur idéal du moi.

Comment concilier ces idéaux sans y voir le culte du désordre et celui de la servitude ? Certains répondront qu’il faut substituer à la verticalité du pouvoir et au spectre de la loi une horizontalité des délibérations et des décisions, il s’agit plus ou moins de la fameuse démocratie participative.

En contrepoint, Robert Damien réhabilite le conflit en démocratie : en suivant Machiavel, il soutient que les individus entrent en compétition pour échapper à la domination et, dans le même temps, se perfectionner, de là naît une hiérarchie juste. Si la thèse est classique, ce qui l’est moins est de faire de la règle du jeu et de l’esprit d’équipe le modèle du contrat social puis de l’entraîneur sportif celui du chef politique incarnant l’autorité. On lira à ce propos les belles pages que l’auteur consacre au rugby et dans lesquelles il rend à l’autorité acceptée son sens étymologique d’augmentation de soi. Entre la méditation et le traité, cet ouvrage, exigeant, peut se lire comme un miroir tout à la fois des princes et des citoyens. »