Après un entraînement de rugby abrégé en raison du match Stade Français / Stade Toulousain qu’il ne fallait raté sous aucun prétexte, ceci à juste titre au vu de l’engagement auquel nous avons pu assister, je me suis mis à naviguer sur le flot de chaînes de la télévision.
Alors que j’étais dans un état de grande satisfaction après une victoire méritée du second stade qui s’est imposé à Paris pour ma plus grande joie sur le score de 21 à 12, en privant les adeptes des paillettes et des calendriers immondes du bonus défensif, je tombais par hasard sur « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ». 
Le passage concerné débute à partir de l’examen par les gendres de Clavier des possibilités pour faire échouer le quatrième mariage mixte de la famille blanche entre la charmante Élodie Fontan et Noom Diawara (rien à voir avec le nom européanisé du film Charles Koffi !!… mais bientôt Noom Diawara ou Medi Sadoun seront considérés comme des noms typiquement européens !!…).
J’ai abandonné lorsque les deux futurs beaux-pères sortent complètement saouls du restaurant et tentent en vain de faire rire et de faire prendre conscience aux spectateurs qu’il y a encore peu de temps, certaines pâtisseries étaient désignées par l’appellation « têtes de nègres »… rendez-vous compte !!…
Je suis encore en train de me demander, au moment où je transfère avec désespoir ces quelques mots sur mon imac, comment plus de 12 millions de personnes ont pu dépenser leur argent pour aller voir ce navet !
Outre les sujets du film avec cette culpabilisation sur le racisme et ce martèlement du formidable multiculturalisme dont on nous bassine jusqu’à écoeurement, sommes-nous que quelques-uns à constater l’incroyable nullité du jeu des acteurs à
commencer par madame Lauby qui d’ailleurs porte un nom comme un aveu, puis par la brochette de pseudo-acteurs comme l’imbuvable Abittan qui ne fait rire personne ou la pauvre bécasse Bel qui fait sûrement carrière seulement grâce à sa jolie silhouette et ses soutiens politiques pour le Toutmou.
L’engouement pour ce film reste un mystère ! Je suis consterné !
Les dialogues sont pauvres et niais (quand je lis dans le Figaro du 13 juin 2014 que le réalisateur Jean-Marie Poiré a admiré les qualités d’écriture… cette perle confirme mon analyse !), les vannes pitoyables, le message idéologique basique et consternant usant des ficelles convenues qui sont en réalité d’énormes cordes donnant envie d’aller pendre tout ceux qui peuvent s’extasier devant un tel rebut cinématographique.
Au passage Jean-Christophe Buisson devrait à mon avis consulter tant il est aberrant de lire « C’est un film réussi qui a la grâce », « Bien écrit, bien réalisé, bien interprété », « Il est truffé de bons mots et de séquences cultes »,…
Pour une fois, je suis d’accord avec la critique du torchon gauchiste Les Inrockuptibles lorsqu’il explique qu’il s’agit d’« un cinéma sans goût, sans relief, dont l’absence de parti pris formel est à l’image de ce qu’il veut être et est : consensuel ». Je suis obligé d’abonder dans leur sens !
Le personnage de la mère avec son psy qui est exorcisée de son mal, le terrible repli sur soi, le manque de tolérance (comprendre pour ce dernier terme : l’acceptation de tout à tout prix) à l’aide entre autre d’un livre dont le titre n’aura échapper à personne, celui du livre de Bernard Stasi (lui aussi portant un nom explicite !) « L’Immigration : une chance pour la France » est le fer de lance de cette daube. C’est dire !!…
Un passage m’a marqué, et j’arrêterai là-dessus, lorsque les trois gendres se retrouvent au théâtre où se joue une pièce dans laquelle le futur marié de race noire tient un rôle. Ils sont en train de parler sans se soucier de l’inconfort généré pour leurs voisins, ils se fichent royalement d’autrui comme tout bon individualiste, et, en même temps que le « juif » mange comme un sagouin du poulet frit type KFC, il dit «Ça fait bizarre, quand même un Noir chez Feydeau. – C’est moderne » (comme Heimdall dans Thor joué par Idris Elba, véritable révisionnisme culturel !). Juste après l’arabe se retourne énervé pour inquiéter le spectateur derrière lui qui veut le silence. Voilà trois mal-élevés qui mangent au théâtre, qui importunent les autres, qui menacent injustement un blanc et qui donnent vraiment l’impression d’être les derniers des imbéciles alors qu’ils ont des postes à responsabilités (avocat, banquier) : bel instantané d’une triste réalité, d’un lamentable effritement de la valeur des fonctions professionnelles et de l’effrayant disparition de l’élégance et du savoir-vivre français.
Doit-on comprendre alors que les clichés, sous-entendant qu’il est erroné de les généraliser à une catégorie de personnes, sont en fait les réels constats d’une véracité bien plus répandue que ce que l’on nous somme de ne pas admettre ?…
Je vous affirme qu’avec ce film, il n’y a aucune «banalisation de la parole raciste» (cf. article du Figaro), seulement une banalisation de la bêtise, du mauvais goût et de la niaiserie gauchiste idéologique, véritable guimauve indigeste !