Voeux 2014

montage Bonne année 2014

Voici à peine 1 an que ce blog a ouvert ses portes et, à vrai dire, je n’espérais pas en retirer autant de satisfaction. Pas tant en terme quantitatif, ce modeste établissement n’a que 25 adhérents (mais j’en suis ravi car leurs zincs valent eux aussi le détour qu’il s’agisse de mes camarades nauséabonds ou ceux ayant plutôt une fibre artistique) et n’a généré péniblement que 13 000 clics (ils seraient plus intéressant de connaître le nombre de réels visiteurs mais je ne dois pas maîtriser correctement WordPress… d’ailleurs, je n’ai pas réussi à trouver le rapport dont Woland ou Regard naïf parlent et je n’ai rien reçu par courriel …), mais en terme de stimulation intellectuelle avec des échanges de point de vue et de connaissances très enrichissants ou des recherches des plus instructives lors de l’élaboration d’un article, et en terme de rencontres avec de belles surprises qui se reconnaîtrons, j’en suis sûr.

Je regrette par contre certains départs d’abominables réac sans explication, mon manque de temps comme je le signalais  déjà ici et beaucoup d’autres choses qui sont fort bien énoncées dans cet excellent « billet de feignasse » du non moins fameux Noix Vomique.

et pour finir, un petit message de circonstance très drôle (avec une légère référence à De Funès dans le bruitage de Dieudo à la fin) en cette période « obscure » selon l’inénarrable grande intellectuelle et veilleuse de la sainte république Sonia Rolland (certes très mignonne…) dont l’avis vaut référence étant donné ses qualités morales et vertueuses !!…

merci à Cloaque.info pour la vidéo !! (et pour le reste aussi, toujours du super boulot !)

Alors tous mes voeux de renouveau pour la nation française, pour le peuple de cette Gaule pas si fantasmée que ça et pour tous les visiteurs (réguliers ou non) s’attardant à ce fichu comptoir !!

montage tonton flingueurs renouveau France

Aberration contemporaine

Alors que je suivais avec grand intérêt le match Racing-Métro vs Toulon qui s’est achevé par une belle victoire des parigots 14 à 3, je me suis mis à zapper au cours de la mi-temps, bien que les commentaires d’Éric Bayle et Thomas Lombard soient souvent efficaces et instructifs avec leur chouette palette.

Je suis tombé sur le classique Louis de Funès et « La Folie des grandeurs » de Gérard Oury CINE-CLUB+GAUMONT+LA+FOLIE+DES.. , film sorti en 1971 et diffusé depuis une quantité innombrable (ou pas…) de fois à la télévision , puis sur une tripotée d’émissions plus ou moins identiques (et merdiques sans intérêt), sur l’excellent Charlot et « Les temps modernes » (1936) Les-Temps-modernes_reference , lui aussi vu et revu, et parmi les très nombreuses fadaises des chaînes gratuites de la TNT, j’ai aperçu sur NRJ12 les mimiques débiles de Rowin Atkinson dans le non-moins débile « Bean, le film le plus catastrophe » (j’aurais plutôt employé le terme de catastrophique).

Mr Bean

Ce film a réalisé en France lors de sa sortie en 1997 environ 3 millions d’entrées… 3 millions… comment est-ce possible que des séquences aux effets « comiques » plus que discutables, aux gestuels se rapprochant plus des troubles du comportement, puissent intéresser autant de mes contemporains ???!!…

Les nombreuses scènes que j’ai pu visionner sur le net m’ont laissé plus que sceptique sur la qualité globale de ce que l’on peut, en fait, appeler un navet. Je suis à vrai dire inquiet sur l’état général des capacités d’analyse de mes concitoyens qui arrivent d’ailleurs à placer Noah ou Goldman en personnalité préférée !

Comment peut-on s’esclaffer devant la scène de l’éternuement de Bean face au tableau de James Abbott McNeill  Whistler ??…

Bean vs Whistler

En fait, si je cite cet épisode, c’est parce qu’il me rappelle l’évènement pathétique qui s’est déroulé en août 2012 à Borja (Espagne) lorsqu’une octogénaire a « restauré » l’oeuvre « Ecce homo »…

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…résultat déplorable et catastrophique que bon nombre de personnes ont salué, une pétition a circulé sur internet pour conserver cette « œuvre culte » ainsi «restaurée» en expliquant qu’il s’agissait d’ « un reflet intelligent de la situation politique et sociale de notre temps » (quelque 20 000 signatures furent récoltées), et le nombre de visites de l’église de Borja a explosé mettant en suspend le projet de réparation des dégâts (ici). Consternant !

Ceci me confirme la dégradation mentale d’un nombre de plus en plus grand de mes contemporains.

Pour en revenir à Bean, avec son faciès de demeuré forçant le trait de son personnage et donnant l’impression de s’adresser à des corniauds, je m’interroge sur son succès, sur cet engouement qui est, à mes yeux, une aberration anthropologique, au même titre qu’il m’est inexplicable qu’un grand nombre de français apprécie et rigole des sorties de l’inverti de service Laurent Ruquier.

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Ce dernier, fier de ses jeux de mots misérables sur des sujets politiques et sociétaux majeurs (soutenus par des applaudissements commandés) et exhibant ces derniers temps un anneau à sa main gauche représentant l’infamie comme une énième provocation de la France normale, rencontre auprès de nombreux français un écho favorable incompréhensible et a, au sein du service audiovisuel public, une importance injustifiée. Là encore, une aberration contemporaine…

En tous les cas, on me dira ce que l’on voudra sur l’évolution du comique au cinéma, sur le décalage de notre humour avec celui des britanniques,… il n’empêche que, sans vouloir faire le vieux con mais je le fais quand même (et je ne suis pourtant pas vieux !… « c’est dire ! » ironiseront les gauchistes qui me liront),  les Monty Python évoluaient dans les stratosphères du sarcasme en comparaison avec ce pauvre ahuri d’Atkinson. Ce dernier n’a d’ailleurs rien inventé puisque ses déplacements loufoques ne sont que la reprise des « Silly walks » (pas forcément désopilant d’ailleurs !) de l’épisode 14 de MP Flying circus (1970)…

Et lorsque l’on écoute les babillages ironiques de Ruquier, je ne puis m’empêcher de penser à cette phrase de Charles-Augustin Sainte-Beuve : « Gardons nous de l’ironie en jugeant. De toutes les dispositions de l’esprit, l’ironie est la moins intelligente« , et je me dis que cette citation prend alors tout son sens !

Après ce tour d’horizon express du programme télévisuel de ma soirée dominicale, je suis donc vite revenu aux fondamentaux, aux coups de casques de Botha et aux charges de Ducalcon, cong !… c’est tout de même d’un autre niveau…

Disparition progressive de la France d’avant

Georges Descrières RIP 20-10-2013

Georges Descrières, un immense acteur et pensionnaire de la Comédie Française (doyen de la Troupe de Molière) que j’appréciais beaucoup, s’en est allé hier.

C’est encore un peu de la classe française qui s’en va…

Je suis vraiment peiné ce soir d’apprendre cette bien triste nouvelle.

Toutes mes condoléances à sa famille et à ses proches.

RIP M. Descrières.

Populaire : un gros mot ?…

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Le mois dernier, j’ai eu la chance d’aller voir un film populaire intitulé… « Populaire », donc.

Sa sortie plus que discrète m’avait mis la puce à l’oreille car j’étais au départ plutôt sceptique quant à aller visionner une histoire de presque deux heures sur une marque de machine à écrire !

En effet, le peu de tapage autour de ce film français m’inspirait confiance et me laissait entendre que le milieu du cinéma tellement mondialisé et détestant le popu, le beauf, le franzose ne voulait pas trop faire de la publicité pour un quasi documentaire nostalgique de la France d’avant.

Point de diversitude exagérée, point de beatniks ou de riders aux 18 chiens, point de mascarade défilant pour des revendications ahurissantes,… non, rien de la France d’après, la France d’aujourd’hui (mais il ne tient qu’à nous qu’elle redevienne ce qu’elle était ! et j’espère qu’il n’y en a pas pour longtemps…).

Cette réussite cinématographique bien que basée sur un scénario des plus convenus m’a offert une bouffée d’air frais (alors qu’il s’agit de la France rance aux relents vichystes,etc), j’y ai revu les décors de mes premiers films, les voitures dont me parlaient régulièrement mes parents, un esthétisme sobre et classique bien loin du fluo et du mauvais goût contemporain !

De plus, le jeu des deux acteurs principaux (aux noms affreusement francophones) est net, précis et sans bavure, sans parler de la bande-originale qui est simplement formidable avec entre autres la trop méconnue Jacqueline Boyer  et l’hymne amusant des secrétaires.

Je vous conjure de le voir dès que vous le pourrez !

Il s’agit d’un véritable antidote à la situation actuelle, d’un populisme génial… ah mince, encore un gros mot !