Machiniste survolté

« Oh la la je suis fatigué
Je suis épuisé, éreinté, brisé
Je suis condamné à perpétuité
A taper, à taper taper toute la journée… »

Gilbert Bécaud – La machine à écrire – 1957

Conjecture cordicole

“On n’imagine pas la densité d’esthètes progressistes entre l’avenue Mozart et le boulevard Saint-Germain qui n’ont jamais serré la main d’un ouvrier. On parle de ce que l’on ignore avec une conviction d’autant plus ferme qu’elle n’est entamée par aucune expérience concrète.”
Michel Mourlet – L’éléphant dans la porcelaine (éd. La table ronde) – 1976

Daesh: une version de la Tabula Rasa révolutionnaire

Avatar de Antoine BertaumeBleu, Blanc...Roi!

Il nous est annoncé partout que les musés d’Irak subissent la barbarie de ces fondamentalistes musulmans qui saccagent les antiquités (pour ce qu’il en restait) en pratiquant le nettoyage culturel par la Tabula Rasa. daesh2daesh3Daesh1Daesh4

Plus rapide que pour les massacres des chrétiens, le gouvernement en France « mentonne ».

De son côté, le Président Hollande « dénonce et condamne » : il assure que

« La barbarie touche les personnes et elle touche l’histoire. Ils veulent détruire tout ce qui est l’humanité ».

Ce régime est pourtant bien mal placé pour faire la leçon: Ce sont les chrétiens et les traces du passé que ces fanatiques détruisent, tout comme les révolutionnaires en France. En effet, le 14 Août 1792, l’Assemblée Nationale rendait un décret:

« pour elle les principes sacrés de…

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Balance faussée ?

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Éloge de l’autorité

Sur Atlantico, le 19 mars 2014,  Michel Erman évoque, à propos de cette stupidité de « présidence normale », le dernier ouvrage du professeur émérite de philosophie (Paris X) Robert Damien, « Éloge de l’autorité : Généalogie d’une (dé) raison politique », paru chez Armand Colin.

couverture Éloge de l'autorité

« La notion d’autorité serait-elle devenue un archaïsme dans nos catégories politiques d’individus postmodernes ?

Quand on se rappelle un de Gaulle incarnant le chef avec ses qualités de prudence et d’audace ou un Mitterrand ne négligeant pas la posture de père de la Nation, comment ne pas broncher sur le « président normal » – oxymore calamiteux destiné à amoindrir la notion de pouvoir – et se demander si, en politique, la figure de l’autorité n’est pas passée de la volonté de servir en commandant à la nécessité de diriger en (com) plaisant. Ou comment faire croire qu’entre gouvernants et gouvernés règnerait une innocente égalité plutôt qu’une altérité médiatisée par les institutions !

Sans compter que l’Europe des marchés et la mondialisation dépouillent en partie ladite autorité de ce qui fait ses vertus : l’action sur le réel et l’exercice de la puissance. Soyons un rien irrévérencieux, aujourd’hui celle-ci ne se manifesterait-elle pas plus souvent dans le pouvoir de nomination que dans le pouvoir de décision… » Dans son Éloge de l’autorité, le philosophe Robert Damien rappelle que cette dernière s’autorise moins de la force que du symbolique et de l’éthique.

L’autorité permet l’exercice d’un pouvoir qu’elle transcende, lui donnant ainsi sa légitimité dans la société démocratique où il s’agit non d’ordonner mais de convaincre. Avec cette réserve qu’elle risque toujours de paraître soit excessive soit insuffisante. C’est précisément cette légitimité et ses nombreuses défiances que le livre interroge en relisant Machiavel, Tocqueville ou Bachelard. La démocratie est indissociable d’un idéal antiautoritaire, mais les citoyens manifestent toujours peu ou prou le besoin d’être « conduits », comme le disait Tocqueville. Ils attendent d’un chef de l’exécutif qu’il soit un meneur, et ils font parfois de lui leur idéal du moi.

Comment concilier ces idéaux sans y voir le culte du désordre et celui de la servitude ? Certains répondront qu’il faut substituer à la verticalité du pouvoir et au spectre de la loi une horizontalité des délibérations et des décisions, il s’agit plus ou moins de la fameuse démocratie participative.

En contrepoint, Robert Damien réhabilite le conflit en démocratie : en suivant Machiavel, il soutient que les individus entrent en compétition pour échapper à la domination et, dans le même temps, se perfectionner, de là naît une hiérarchie juste. Si la thèse est classique, ce qui l’est moins est de faire de la règle du jeu et de l’esprit d’équipe le modèle du contrat social puis de l’entraîneur sportif celui du chef politique incarnant l’autorité. On lira à ce propos les belles pages que l’auteur consacre au rugby et dans lesquelles il rend à l’autorité acceptée son sens étymologique d’augmentation de soi. Entre la méditation et le traité, cet ouvrage, exigeant, peut se lire comme un miroir tout à la fois des princes et des citoyens. »

Infâmes préjugés

« …Comprenez la douleur
Qui lui meurtrit les côtes
Ce n’est pas de sa faute
Au pauvre blanc
Il ne peut chanter en mesure
Il a bien une tessiture
Mais n’a pas le jazz, le jazz dans la peau
Le pauvre blanc n’a pas de tempo… »

Jean Yanne – Le pauvre blanc – 1965 (Rouvrez les maisons closes)

Commençons la semaine de bonne humeur !

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Pour relancer l’emploi, la présidente des jeunes PS prône l’année sabbatique

Laura Slimani, pour qui « la seule manière de créer massivement de l’emploi » est de réduire le temps de travail, propose « une année sabbatique à chaque salarié ».

Une proposition surprenante. Invitée de Sud Radio ce vendredi, la présidente des Jeunes Socialistes a prôné l’année sabbatique pour chaque salarié afin de contrer le chômage. Laura Slimani, pour qui « la seule manière de créer massivement de l’emploi ces dix dernières années, ce sont les 35 heures de Martine Aubry », estime que relancer l’emploi passe par une réduction du temps de travail.

Et la socialiste d’avancer plusieurs manières pour réduire le temps de travail et permettre ainsi aux chômeurs d’accéder à l’emploi. « Il y a plein de manières de réduire le temps de travail. On peut le faire dans la semaine, mais on peut aussi le faire dans l’année », explique Laura Slimani, avant…

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Le Soudan du Sud est-il entré dans l’Histoire?

Un communiste hors-la-loi… ah bon ? lequel ?

Les réactionnaires crypto-fascistes sont tous de lamentables populistes (attention, il s’agit d’un terme insultant dans la bouche de tout bon petit républicain qui entend un discours de bon sens dénonçant les magouilles des politicards au quotidien) qui devraient voir honte de hurler « tous pourris » !!…

Ah… donc toutes les affaires dont nous sommes témoins depuis des décennies ne concernent qu’une infime partie des élus ? que quelques vilains petits canards dans l’immense élevage de la gueuse ?

Déjà, nous constatons dans Le Figaro du 24 octobre 2014 que 10% des députés sont en délicatesse avec le fisc, 10% !! ce n’est pas  une paille ! : « le Canard Enchaîné révèle qu’une soixantaine de parlementaires (sur 577) seraient dans une situation délicate avec le fisc ».

A priori, de trop nombreux français sont populistes !!… puisque « dans leur immense majorité, les Français n’ont plus confiance ni dans la classe politique, ni dans les partis. Ils les estiment malhonnêtes. Ainsi, en janvier 2014, selon la vague 2 de l’enquête «Fractures françaises» d’Ipsos-Steria, 65% des Français jugent que la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus. Le baromètre de la confiance politique publié par CEVIPOF au début de l’année 2014 confirme cette enquête, révélant que seuls 11% des Français disent avoir confiance dans les partis politiques. ».

mais quel rapport avec le titre de ce billet me dirait vous ?…

Et bien, histoire de continuer d’enfoncer le clou puisque pour de très nombreux naïfs progressistes et républicains, il ne faut surtout faire aucun amalgame et il faut rester très prudent avec toutes ces affaires que ce soit celle de Cahuzac, l’affaire Bygmalion, le scandale Thévenoud, les affaires Guérinin et Andrieux, le Rainbow warrior, le cas Kucheida, l’affaire Dalongeville,… puis celle du sans-papier Tiki de l’UMP; je disais que pour poursuivre dans le populisme, et pour être équitable aujourd’hui après mon billet sur l’UMPS, voici que Le Figaro de cet après-midi, le 10 février 2015, nous indique que : « Le maire communiste de Boulazac et conseiller général de Dordogne, Jacques Auzou, a été condamné aujourd’hui par la cour Portrait-Jacques-AUZOU-e1398866047611d’appel de Bordeaux à 5000 euros d’amende avec succès pour prise illégale d’intérêt, pour l’achat d’un terrain communal pour son compte personnel.

Les juges ont suivi les réquisitions de l’avocat général qui, le 6 janvier, avait reconnu qu’il n’y avait pas eu d’enrichissement personnel de la part de M. Auzou tout en soulignant que les élus devaient connaître la loi, qui interdit ce genre d’opérations immobilières. »

Le truculent bonhomme est maire, conseiller général et en plus président de la communauté d’agglomération du Grand Périgueux, et accessoirement président du club de basket de la ville : le PCF n’est-il pas contre le cumul des mandats ??!!…

Décidément, même les plus purs du camp du bien, les communistes font parti du lot !!… Vous me direz qu’il a quand même une dégaine de mec de droite, c’est pour ça… sacré préjugé…

Un UMPiste hors-la-loi… ah bon ?… lequel ?

Décidément, il n’y a pas une semaine sans que nos zélites supraphénomales nous pondent une bricole qui, selon l’humeur du jour, nous fera désespérer du niveau consternant de nos dirigeants ou alors nous fera éclater de rire face à autant d’incompétence et d’incurie dans la gestion de la nation.

En dehors de l’énorme camouflet que le matador Valls et son caniche à lunette Cazeneuve ont pris en plein museaux à Marseille, ce qui me met bien en joie en cette fin de soirée surtout après l’impayable billet de Lenonce à ce sujet, nous apprenons dans LePoint du 10 février 2015 que « Stéphane Tiki, camerounais sans titre de séjour mais qui assure avoir fait une demande de naturalisation française, a annoncé qu’il se mettait « en congé » de la présidence des Jeunes Populaires de l’UMP, poste qu’il occupait depuis décembre. La décision du jeune homme de 27 ans fait suite à un article du Canard Enchaîné à paraître mercredi selon lequel il vit en France depuis dix ans et est sans papiers. Une affirmation « inexacte et mensongère », affirme l’intéressé, sans pour autant dire qu’il est en règle. »

montage panneau sans-papiers

Le type dit représenter le premier parti de France, paraît-il, et il est hors-la-loi depuis dix ans !!

Nul n’est censé ignorer la loi et « en tant qu’étranger, il peut bien entendu être président des Jeunes Populaires, mais ne peut en aucun cas prétendre à des fonctions électives. » rappelle l’article.

Les dirigeants de l’UMP qui l’ont choisi sont des nuls, de véritables brêles.

Deux heures et demi avant la décision du jeune sans-papier, LeScan du Figaro du même jour nous révélait que « l’ex-ministre UMP Thierry Mariani s’agace : «J’ose espérer que c’est une mauvaise blague. Je ne comprends pas qu’il ne soit pas français. C’est la moindre des choses pour être à la tête des Jeunes UMP». Celui qui est aussi député dit être «sans voix» et regrette le «grand amateurisme» de la direction de l’UMP «qui doit se poser des questions». «Décidément, il se passe toujours quelque chose à l’UMP», conclut le parlementaire.

Même constat de Philippe Gosselin, député UMP de la Manche: «L’UMP, ça va bientôt être comme dans le vieux slogan publicitaire des galeries Lafayette: ‘à tout instant, il se passe quelque chose’! Sauf que les problèmes sont actuels et le slogan ancien! Cherchez l’erreur!», a-t-il déploré, bravache. ».

Finalement, il ne s’agit donc pas d’une blague et nous sommes bien en face d’un bien bel amateurisme.

Nos politiques tant à gauche qu’à droite nous fournissent la preuve toutes les semaines, si besoin en était, qu’ils sont inaptes à gouverner, sans une once de bon sens, que certains relèvent tout simplement d’instituts spécialisés pour attardés mentaux.

Les politiques se plaignent constamment du manque d’intérêt des citoyens français pour la chose politique mais ils sont les premiers responsables de cette défiance.

Depuis des décennies, ils scient la branche sur laquelle ils se sont tous regroupées pour se gaver des fruits dont elle regorgeait mais aujourd’hui, ils arrivent en bout de taille et les fruits sont tous pourris.

Vivement que tous ces faisans se ramassent les becs par terre et que l’on fasse une belle brochette !

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