Contradiction cordicole

« Pourquoi s’enflammer pour le destin national d’un peuple si l’on reste indifférent au sien ?

[…] N’y a-t-il pas quelque incohérence à soutenir le combat du peuple tibétain aux noms de valeurs et de principes – respect de la langue, de la culture, des traditions de ce peuple – qu’on refuse à son propre pays ?

On nage en pleine contradiction. »

Daniel Lefeuvre et Michel RenardFaut-il avoir honte de l’identité nationale ? (Éd.Larousse, p. 11 et 12) – 2008

Le bon florilège

« L’âme d’une race régit sa destinée. Il faut des générations pour la créer, et parfois peu d’années pour la perdre.

[…] C’est la supériorité de son âme ancestrale qui distingue le civilisé du barbare. L’éducation ne saurait donc les égaliser.

La race est la pierre angulaire sur laquelle repose l’équilibre des nations. Elle représente ce qu’il y a de plus stable dans la vie d’un peuple. Des croisements répétés pouvant la dissocier, l’influence des étrangers est fort dangereuse. De tels croisements détruisirent jadis la grandeur de Rome. Elle perdit sa puissance en perdant son âme. »

Gustave Le BonHier et demain : pensées brèves (Éd. Ernest Flammarion, Paris, p.43 et 44) – 1918

De Re Gallica

« Un corps électoral ignorant les problèmes de l’État, les groupes qui intriguent, les ministres qui passent et tombent, cela ne peut être le vrai régime d’un peuple. Il doit donc y avoir autre chose.

Cette autre chose, ou ces autres choses, cela reste à découvrir, et quoiqu’il soit un peu ridicule d’avouer cette ambition à haute voix, leur découverte, est ce que nous voudrions tous tenter ici.

Toutes les histoires sont des énigmes difficiles, mais plus que les autres peut-être celles de nos époques démocratiques, parce que leurs traits sont enfouis sous une couche plus épaisse d’illusions flatteuses. En monarchie, c’est un seul homme qu’il faut flatter. En démocratie, c’est tout le monde, d’où cette énorme littérature, presque toute mensongère, et cet appareil compliqué d’institutions si s ouvert fictives. »

Daniel HalévyDécadence de la Liberté (Les Écrits, Éd. Bernard Grasset, p. 83) – 1931

Radicalité démocratique

« La version  européenne [de l’empire démocratique] est occupée à étendre toujours plus l’aire de la pure démocratie, d’une démocratie sans peuple,c’est-à-dire d’une gouvernance démocratique très respectueuse des droits de l’homme mais détachée de toute délibération collective. La version européenne de l’empire démocratique se signale par la radicalité avec laquelle elle détache la démocratie de tout peuple réel et construit un kratos dans dèmos. »

Pierre ManentLa raison des nations, Réflexions sur la démocratie en europe (Éd. L’Esprit de la Cité, Gallimard, p.16) – 2006

Un jour en France…

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Cette inscription sur la route a été signalée à de nombreuses endroits entre Rodez et Mende.
Ça va péter Midi Libre 19-10-2013

Curieusement, le roquet Mélenchon aboyant à tort et à travers était en déplacement dans la région : mardi 15 octobre 2013 à Rodez où il indiquait à une journaliste du Midi Libre que  « de toute façon, ça va craquer », rappelant étrangement le slogan peint sur la route, et le lendemain à Mende où il se félicitait de la présence de plus de 300 auditeurs soi-disant, parlant de 350 personnes dans la salle de conférence sur son blog.

Mélenchon meeting Midi Libre 19-10-2013

L’accueil lozérien a été qualifié sur le blog gauchiste local « d’énorme succès » et sur tweeter « d’historique », ces superlatifs furent relayés comme il se doit par la presse complaisante.

tweet mélenchon meeting Mende 16-10-2013

Mais cette terminologie excessive ainsi que l’évaluation exagérée des effectifs présents au meeting démontrent trois des principales caractéristiques du jacasseur marocain : la mythomanie, l’affabulation et l’autosatisfaction.

En effet, si l’on s’en tient aux clichés pris lors d’évènements antérieurs, cela nous donne une idée plutôt correcte du volume de la salle ainsi que de sa capacité d’accueil : soit de 184 places assises selon le journal, valeur vers laquelle tend mon évaluation basée sur le comptage des fauteuils (162 + 16 avec 10% de marge d’erreur = 178 places) à partir des dits clichés.

vue salle urbain V comparaison

Lors du meeting du 16 octobre dernier, à partir de captures d’écran lors du visionnage du reportage de france 3 et de la photo fournie par Mélenchon sur son tweet vaniteux, on se rend bien compte de l’affabulation concernant les chiffres avancés : 350 personnes !!…

Comment peut-on écrire cela lorsque l’on connait la taille de la salle Urbain V de Sainte-Illpide ??…

En comptant les 178 places assises estimées, et en comptant par rangée 2 personnes assises par terre à gauche et à droite, et 3 personnes dans l’allée centrale, soit 7 x 7 = 49 personnes par terre, on arrive à 227 présents. En étant large, admettons qu’il y ait 30 personnes debout, on obtient un recensement de 257 auditeurs, valeur équivalente à celle relevée sur les clichés du meeting ci-dessous.

montage comptage Meeting Mélenchon Mende

On constate donc qu’en gonflant le nombre de participant à sa réunion publique, il ne fait que confirmer un des traits propres aux hommes politiques, la mythomanie.

Mais, même si l’on retient le nombre de 350 lozériens présents ce jour-là. Comment peut-il parler d’une quantité historique de spectateurs ??!!…

Sachant que si l’on se base sur les nombres de votants d’extrême-gauche et écologistes du premier tour des législatives 2012, soit 3807 électeurs, on arrive  à 9,2% de son électorat : une misère.

1er tour législatives Lozère 2012

On tombe dans la farce et le ridicule si l’on se réfère aux votants de gauche du second tour (Sophie Pantel, élue socialiste des Cévennes, coin réputé pour ses penchants gauchistes) puisque l’on a 350 participants pour un réservoir de sympathisants gaucho-écolo de 19726 voix, soit 1,77% de présents au meeting de Mélenchon : pitoyable !

2nd tour législatives Lozère 2012

Ainsi, tweeter et claironner partout que l’on a réalisé une prouesse en Lozère, que l’on est un grand rassembleur ou que le peuple adhère à ses convictions relève d’une autosatisfaction aveugle, d’une propagande de la dernière chance !…

Mais bon, revenons à nos moutons, c’est-à-dire à la dégradation graphique de la chaussée quant il ne dégrade pas autre chose même lorsque c’est interdit… C’est bien connu, le FdeG se fout des interdits, surtout lorsqu’ils les concernent (photo d’affichages sauvages prise en allant voir un match de l’ASM).

affichage sauvage

Pour une fois, je vais dire que ce n’est pas sur le fond que l’avertissement de Mélenchon me dérange, il serait ahurissant de ne pas constater l’évidence d’un ras-le-bol généralisé des populations (je suis le premier à souhaiter de profonds changements sans vouloir pour autant une révolution) et d’un système libéral au bord de l’implosion, mais c’est plutôt sur la forme.

Au lieu d’écrire des slogans qui pourrissent les revêtements routiers au coût toujours plus faramineux, au lieu de recouvrir la nuit vers 2 ou 3h du mat les glissières de sécurité ou les abris de bus par des affiches immondes avec en plus la tronche insupportable du marocain ex-sénateur engrangeant des indemnités indécentes pour ce qu’il représente, les militants de la cause perdue du FdeG feraient mieux d’être plus courageux et d’aller interpeler directement les personnes concernées au lieu de faire chier les honnêtes concitoyens en dégradant les biens publics  avec leur pollution visuelle ou avec leurs manifestations inutiles.

Bien que Mélenchon soit une sorte d’artéfact politique informe, il gesticule beaucoup et hurle assez pour que de trop nombreuses personnes, notamment chez les jeunes idéalistes influençables, tombent dans son panneau universaliste qui ne peut se réaliser qu’avec la disparition de la France d’avant.

Fond de gauche

Il faut se méfier de cet olibrius à la dégaine stalinienne (sa coupe de cheveux, sa gestuelle,… tout est bien calculé pour essayer de lui donner une envergure qu’il n’aura jamais !), ce sont des personnages adeptes des camps de rééducation lorsque l’on n’est pas d’accord avec eux et leurs seuls mots d’ordre sont de faire table rase du passé, de détruire les traditions pour faire place nette à un progrès douteux, aux vertus imaginaires.

En attendant, ce petit bonhomme, aux revenus bien éloignés des gens qu’il dit défendre, participe activement aux changements bientôt irrémédiable de notre peuple de France avec, paradoxalement, l’aide sournoise du grand patronat, heureux de l’abolition des frontières, de l’acculturation des peuples qui deviennent de simples consommateurs voire des consommateurs simples (zombies du mondialisme) , et des flux migratoires au gré des flux monétaires et des pressions salariales.

Mélenchon noms exotiques

Par manque de dégauchisseuses pour l’instant, on touche le fond… le fond de gauche !