Ennemi invisible

« Le renoncement a produit ses effets, ce qui est perdu est perdu, et ce qui surtout est produit, c’est la gêne et la tristesse de l’incommensurable et de l’obscur.

L’homme est libre, dit-on. Mais on lui a ôté l’air. Libre de croire ce qu’il veut, mais on a attaqué en lui la faculté de croire, on le livre déconcerté aux suggestion de l’imprimé. Libre de faire ce qu’il veut, mais cette liberté-là, de la manière dont l’évènement l’a tournée, se ramène de plus en plus à l’obligation, effective sinon juridique, d’exécuter des ordres matériels.

Il y a beau temps que l’artisan a perdu l’usage de l’outil, qu’on l’a rangé devant les rouages de l’usine, qu’on a fait celui un ouvrier.

Et voici qu’aujourd’hui l’ouvrier n’est plus maître du travail de ses doigts : un chronométreur les calcule pour lui, et les corrige.

[…] Et que d’autres maîtres encore : à côté de la Science, il y a la Finance, qui joue elle aussi dans les abstractions, et dans ce jeu trouve des forces immenses, asservissantes pour tous, pour l’industriel, pour le bourgeois comme pour l’ouvrier.

L’homme qui avait espéré d’être libre, se trouve dépossédé.

L’émancipation est manquée, toutes les classes de l’ancienne humanité tombent ensemble, prises aux rets d’un vainqueur invisible. »

Daniel Halévy – Décadence de la Liberté (Éd. Bernard Grasset, Les Écrits, p.232 et 233) – 1931

Masochisme cordicole salutaire…

…ou stratégie de manipulation de la part des merdias gauchistes (regardez bien le générique d’introduction : surprenant !) pour tenter de montrer un brin d’impartialité et afin d’embrouiller les esprits fatigués des travailleurs éreintés et extorqués par un système crénaphage (chacun y va de son néologisme alors pourquoi pas moi ??!!…)  ?

Toujours est-il que cette fameuse magistrate, habituée des plateaux télé (pas devant mais dessus), la tête-à-claques Évelyne Sire-Marin, ancienne présidente du SM et du mur des cons, ouvertement gauchiste, accessoirement titulaire des meilleurs laissez-passer cordicoles (présidente d’honneur de la fondation Copernic et vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme) se fait bien remettre à sa place, c’est-à-dire à celle des bonimenteurs, des idéologues qui ne sont en rien rattachés au principe de réalité auquel sont confrontés, souvent douloureusement, une grande partie de nos concitoyens de plus en plus atteints par le SIDA mental.

Cela fait partie des moments de vérité qui sont d’une intense jubilation.

Un peu de clarté et de transparence dans cette mélasse obscure des jeux politico-médiatico-judiciaires n’est pas fait pour me déplaire !

(émission 28′ – chronique Désintox – Arte – 30-10-2013)