Le dormeur de Notre-Dame

Mardi 21 mai 2013, un patriote, un intellectuel, un père de famille s’est sacrifié sur l’autel de l’ancien monde dans l’espoir d’accélérer le réveil du peuple de France et d’Europe face à la démolition méticuleusement organisée de notre splendide et glorieuse civilisation occidentale.

Je voulais écrire un texte en sa mémoire ayant quelques uns de ses ouvrages dans ma bibliothèque et étant un fidèle lecteur de la NRH mais finalement, Dixie qui ne le connaissait pas a écrit un hommage magnifique et émouvant d’une portée allant bien au-delà de mes voeux.

Merci à elle !

Malgré un parcours chaotique avec quelques étapes auxquelles je n’adhère pas forcément, son discours sur notre époque, sa culture et ses références en font un homme dont je me sens proche comme de nombreux camarades bloggeurs.

Le début de son livre « Histoire et tradition des Européens » illustre à merveille mes propos et je ne peux m’empêcher de vous faire partager ces quelques lignes.

« Ce livre a commencé d’être écrit dans les premiers jours d’un nouveau millénaire. Il est né d’une souffrance surmontée, d’une très ancienne méditation et d’une volonté. Ce n’est pas dans la mollesse, mais dans la fermeté de l’esprit et la résolution du coeur que sera engendré notre avenir.

…(citant Simone Weil la philosophe) » L’Europe a été déracinée, coupée de cette antiquité où tous les éléments de notre civilisation ont leur origine ». Victimes de leur acculturation, les Européens vont donc chercher ailleurs et dans la négation d’eux-mêmes des remèdes illusoires à leurs maux. »

Voilà, un homme qui dès les premières pages cite Ortega y Gasset et Simone Weil n’est pas un mauvais homme.

Pour finir, voici son ultime déclaration trouvée sur fdesouche (merci Carine !).

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Je dédicace à Dominique Venner et à toute sa famille ce magnifique morceau, certes mélancolique mais plein d’espoir lorsque l’on se met à lire le poème de Georges Meredith associé à cette oeuvre.

Ralph Vaughan Williams – The Lark Ascending – 1920

Adieu valeureux guerrier…

Affaire de frusques

En me baladant comme souvent sur le blog Salon Beige animé par les fervents Michel Janva et Lahire, le nom de ce dernier exprimant phonétiqement l’état dans le quel je me trouve face au monde des modernoeuds,  je suis tombé sur un extrait de l’émission ONPC du militant homosexualiste Ruquier (émission que je ne regarde plus, comme l’a décidé cette très chère Carine ayant évoqué la même chose ici, depuis le départ de Zemmour !).

Cet extrait présente une réponse de l’immense Michel Galabru (à une question que j’ignore, mais là n’est pas l’important) à propos des codes vestimentaires qui disparaissent et qui ont pourtant une grande utilité !

(Michel Galabru défend la messe en latin – ONPC Ruquier 24-02-2013)

Et ce que dit M. Galabru, au fond, est d’une grande pertinence. Les symboles sont fondamentaux dans une société humaine, quels qu’ils soient (symbole du paternel, symbole de la famille unie, symbole de l’autorité, symbole de la détention du savoir,…).

Malheureusement, il n’a pas parlé de la blouse de l’instituteu du professeur des écoles (égalitarisme jusque dans les termes du corps enseignant…) ou du professeur de lycée….Habit prof avant après

Cela m’a rappelé une de mes démarches qui a eu lieu au moment d’une profonde remise en question de mes croyances idéologiques, remise en question aboutissant à mon passage du côté obscur de la force. Je me suis interrogé, entre autres, sur ma façon de me présenter face aux élèves apprenants et sur le port de l’uniforme pour les élèves. Nous étions a priori nombreux à vouloir mettre le holà (ici) ! original.17468.demi

Le sujet ne m’avait jamais vraiment interpellé car les profonds soucis éducatifs des générations montantes n’étaient pas encore si flagrants. Etant enseignant dans un lycée rural, nos jeunes étaient à peu près épargnés des situations familiales disloquées (familles en plein divorce, familles recomposées, familles monoparentales), de la mauvaise éducation, du manque de respect de l’adulte, … et du relativisme vestimentaire.

Mais à force, entre la quincaillerie faciale (percings et autres joyeusetés)coiffure-louffoque-373776064, les pantalons sous les fesses, les espadrilles en classe quand vient l’été ou les maillots à manches courtes taille 1 fluorescents et divulguant le nombril, je me suis demandé s’il y avait un rapport entre cela et leurs manques d’attention, de concentration et d’investissement dans leur scolarité.

Bon, je sais, pour la photo de la jeune adolescente équilibrée, bien dans sa peau et élégante, j’exagère mais certains spécimens que l’on peut croiser en milieu éducatif urbain n’en sont pas loin !!!

En tous les cas, la réponse à mon questionnement apparu comme une évidence !

D’abord, les jeunes veulent être considérés (donc qu’ils commencent à se regarder un peu le nombril d’abord, bon sang de bois !), c’est sûr, mais il existe aussi un profond désir caché de considérer l’enseignant à la hauteur de son statut, autant qu’ ils sont demandeurs de limites qu’ils ne trouvent malheureusement que trop rarement chez eux.

Mais comment avoir de la déférence envers quelqu’un qui s’habille comme vous, en « djeuns » ou qui parle de façon familière ??!!… Habit prof femme avant après

Les élèves ont besoin de repères et de limites mais surtout que ces derniers soient visibles au sens propre : les vêtements sont un premier élément, le charisme un second, et il y en a bien d’autres (repère audible comme le langage soutenu ou le vouvoiement). Ainsi, me suis-je mis à ressortir des anciens costumes de l’armoire, vestiges d’un passage dans une entreprise privée.

Depuis, le regard des élèves mais aussi des parents, et de tous mes interlocuteurs, a changé même si je n’ai jamais eu réellement de problèmes particuliers en classe de part ma présence physique à la base. Malgré tout, il s’agit d’un plus indéniable et il faut bien que quelqu’un essaie de donner une impulsion…

Ensuite, concernant l’uniforme pour les jeunes, outre le fait d’un souhait  d’égalité entre les différentes couches sociales, égalité dont je me moque éperdument (il y aura toujours celui qui aura un uniforme provenant de chez un tailleur reconnu et celui qui l’achètera bon marché), afin d’éviter la focalisation des uns et des autres sur les marques (sentiment d’infériorité de l’élève portant des vêtements de marques quelconques de grande surface par rapport à celui qui aura du Puma, Nike, Reebook, Adidas,…remarquons en passant que nous assistons de plus en plus à une généralisation du « streetwear » : sorte d’uniforme informe qui ne dit pas son nom !!). Je ne parle même pas des couvre-chefs (casquettes et autres bonnets ridicules) conservés sur la tête à l’intérieur de l’établissement, des doudounes ou des écharpes multicolores aux effigies des clubs de Marseille ou Saint-Etienne qu’il faut faire enlever en début de cours en expliquant les usages basiques d’attitude qui devraient être acquises par l’éducation parentale.
The-Charlatans-by-iamisigo-6 Je disais donc, outre le fait de tendre vers un nivellement des différences sociales en classe par le port de l’uniforme, il est évident qu’en bannissant tous les attraits et les symboles du monde moderne superficiel et creux, les élèves ne peuvent que se recentrer sur la mission première d’un établissement scolaire : l’enseignement !

Ainsi, plus besoin de perdre son temps à savoir quelle est la tenue du jour, à se maquiller pour ressembler à une adulte et brûler des étapes fondamentales dans la construction de sa personnalité.

L’originalité des individus ne doit pas se traduire par un affichage vestimentaire intempestif mais elle doit s’exprimer dans les réalisations pédagogiques des élèves, tant au niveau des écrits qu’au niveau artistique ou sportif.

Il est certain que l’exemple doit venir d’en haut, des professeurs (même s’ils sont  très brillants et excellents pédagogues, le laisser-aller ne doit pas être de mise, le fond doit être cohérent avec la forme) mais aussi de tous les représentants d’une autorité qu’elle soit politique (tenues vestimentaires et pratiques langagières à revoir), religieuse ou parentale.
Progrès habit prof

Il est évident aussi qu’il ne s’agit pas de l’unique solution aux problèmes de l’éducation des enfants de France mais c’est un des leviers à utiliser pour espérer un changement en profondeur du niveau des usagers des institutions pédagogiques.