Côté jardin…

Bon… à vrai dire, je n’avais pas du tout projeté de faire un billet sur le phénomène astronomique d’hier mais le camarade Pangloss a fait une brève sur l’éclipse et j’ai laissé chez lui un commentaire qui m’a finalement fait changer d’avis.

Je lui indiquais que je ne m’étais pas intéressé à cet événement (j’avais déjà vu celle de 1999… et comme disait Coluche dans un de ses sketchs : « le soleil se lève et c’est beau ! bon, allez… on se casse ! ») car je sirotais un Blue Caraïbes en compagnie de ma moitié, en contemplant la vue sur notre jardin et notre village (côté jardin du jardin) depuis notre terrasse.

Et je me suis dit après avoir envoyé ledit commentaire : « Bon sang mais c’est bien sûr ! Pangloss n’a aucune idée de ce que je peux bien admirer tous les jours lorsque j’ouvre mes volets ou lorsque je me prélasse sous ma pergola… ». Il s’en fiche sûrement mais j’aime bien les choses précises et bien claires et, finalement, j’ai aussi tout simplement envie de partager, avec celles et ceux qui me liront, le cadre si fantastique dans lequel je vis avec ma famille depuis 30 ans et dont je profite quotidiennement.

Ceci dit, je ne vais pas nier la beauté d’une manifestation astronomique comme une éclipse solaire mais je trouve tout aussi beau mon petit coin de paradis…

Et pour les rabats-joies de mon acabit, je mets tout de même ici une photo de l’affaire qui a tenu tous les merdias en alerte durant au moins 72h (histoire de ne pas trop évoquer les 140 milliards pour l’Ukraine, les diverses condamnations de « divers » CpF à Marseille pour agressions sexuelles dans le Camas ou à Longueau pour vol et tentative d’égorgement, l’affaire Epstein/Lang, la dette qui continue de flambée avec 3500 milliards d’euros soit 117,5% du PIB, la pédocriminalité,…).

vue d’Hendaye au Pays Basque français

De là à parler de « spectacle à couper le souffle » comme France Info, je n’irai pas jusque là…

https://www.franceinfo.fr/sciences/astronomie/eclipse-solaire/en-images-de-la-france-au-groenland-en-passant-par-l-espagne-retrouvez-les-plus-belles-photos-de-l-eclipse-solaire-observee-en-europe_8144786.html

Déconfinement temporaire

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J’adore mes promenades dans les alentours de mon village. Les deux parcours principaux que j’emprunte en compagnie de ma femme et de mon fils (il est rare que mes deux filles se joignent à nos balades bucoliques…) sont des chemins pastoraux parfois  utilisés par les bergers locaux et leurs troupeaux, ou des chemins forestiers empruntés par les bûcherons et conseillers techniques de l’Office National des Forêts.

Selon l’humeur du jour, nous les rallongeons par des détours imprévus mais toujours plaisants. En revanche, le déroulé est d’une monotonie savoureusement  addictive, provoquant un enjouement systématique ; le début du trajet passe par une progression596201f7-034c-492b-b340-0d108961cfd3 pédestre assez ardue, d’un dénivelé important sollicitant activement nos quadriceps et tout type de muscles locomoteurs, puis un passage obligé dans une zone forestière, milieu fermé à la fraîcheur tellement appréciable. Enfin, nous achevons notre périple par une descente vers le village et notre foyer où nous attend une brioche faite maison par les bons soins de ma femme (ou de mon aînée lorsqu’elle est motivée…) qui anticipe toujours nos accès de voracité après l’effort. Confinement oblige, la durée du parcours était forcément limitée à une heure mais depuis hier, nous n’augmentons pas plus le temps de nos escapades.

Ces échappées salutaires sont un véritable ravissement familial mais je suis obligé d’avouer qu’au moment de nos régulières ascensions, je ne peux m’empêcher d’être envahi par mes idées fixes habituelles (le grand remplacement, le mépris et la morgue des idiots qui ont malgré tout des postes à responsabilités et de pouvoir absolu, la docilité et l’abrutissement généralisé du peuple de France, la multitude des traîtres à la nation qui collaborent avec ce système car ils en tirent un profit à court terme,…). En effet, les montées assez ardues au début de parcours m’astreignaient à garder un rythme de pas régulier et de faible amplitude, rythmique propice au martèlement des pensées. Respectant ainsi scrupuleusement « la loi des pas égaux » de Paul Valéry dans Idée fixe (Éd. Gallimard, coll. nrf, 1943, p. 16) qui « se plie à tous les délires, porte également nos démons et nos dieux« , je ne pouvais m’empêcher de ruminer ma colère malgré la beauté du paysage et le bonheur sous-jacent d’être en compagnie de ceux qui me sont le plus cher.

Lorsque nous arrivons dans la partie couverte du parcours, au milieu des arbres et que nous nous enfonçons dans la forêt, une subite sensation d’apaisement se propage en moi à la vitesse d’une traînée de poudre qui s’embraserait au contact furtif d’une flamme au bout d’une allumette bienfaitrice.

Ce sentiment de calme, cette sérénité qui m’est étrangère en temps normal, est une délicieuse impression salvatrice pour mon esprit, sans cesse préoccupé par les malheurs du monde occidental. Sorte d’antidote au venin de cet « insecte qui entretenait dans la chair de mon esprit une brûlure indivisible de mon existence » (Ibid, p. 17).

En fin de parcours, nous sortons de la zone forestière et en redescendant sur le chemin plTTPclJSzKkj7T5Wu5UcQlongeant des champs où broutent ça et là quelques vaches Aubrac et un beau taureau de la même race, au pelage clair-obscur allant du beige et ocre au brun très foncé. Sa silhouette massive est impressionnante, et son air renfrogné renforce l’image de réel dominant qui se dégage de ce bovin mâle. Nous ne nous attardons pas et nous arrivons au niveau d’une petite crête avec un point de vue sur notre splendide village.

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Je n’ai pas eu besoin du confinement pour avoir pleinement conscience de la chance que nous avons de vivre dans cet environnement reposant, sur ce magnifique territoire qui me prend aux tripes. En revanche, ces déconfinements temporaires m’ont mis encore plus en évidence cette nécessité impérieuse d’un retour à la nature, loin de la technologie, des machines et des hommes.