L’abbé Pierre a dit…

Ce discours (retransmis le 22 janvier 2007 sur TF1 à l’occasion du décès du saint homme) ne date pas d’hier mais il est toujours d’actualité quand nous constatons avec quelle énergie, avec quelle mauvaise foi, les politicards de tout poil, et leurs sous-fifres des merdias et du monde du spectacle,  s’acharnent à vouloir décrédibiliser le mouvement populaire des gilets-jaunes qui ne manifeste pas que pour des raisons financières mais bien au-delà, pour des raisons aussi identitaire et culturelle (pour ne pas dire cultuelle…), en le faisant passer pour diaboliquement violent, fondamentalement haineux et je ne sais quoi encore comme débilités.

L’abbé Pierre remet ici les pendules à l’heure, le monde à l’endroit en montrant du doigt clairement qui sont les responsables de la bérézina actuelle dont l’origine remonte aux Trente Glorieuses voire un poil avant, à la seconde guerre mondiale, avec la débâcle française de 40 (peuple honteux des plus manipulables) et l’aide américaine comme le plan Marshall (OPA américaine sur la France comme, entre autres exemples, le financement de FO et de la CFTC par la CIA ), un des premiers inoculums du N.O.M. pour nous vacciner contre l’identité française et la souveraineté nationale.

Il est bon d’entendre en ces temps troublés, où règne l’inversion permanente (les hommes veulent être femmes, les femmes se prennent pour des hommes, les adultes agissent comme des enfants, l’anormal est normalisé,…), ce prêcheur, ce convaincu, expliquer que ce sont ceux qui prônent la paix, qui clament partout leur vertu qui sont les plus violents, les plus pervers !

Il le dit très bien : « Ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides, et qui ayant tout disent avec une bonne figure « Nous qui avons tout, nous sommes pour la paix ! », je sais ce que je dois leur crier à ceux-là : les premiers violents, les provocateurs, c’est vous !

Quand le soir, dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits enfants, avec votre bonne conscience, vous avez probablement plus de sang sur vos mains d’inconscients, au regard de Dieu, que n’en aura jamais le désespéré qui a pris les armes pour essayer de sortir de son désespoir.

Mais nous ne trompons pas il n’y pas de violence qu’avec des armes« .

Point d’hypocrisie, un discours franc et direct sur la ploutocratie française et internationale, aux commandes de pays vendus aux multinationales.

Et à propos de notre petit pisseux gérontophile de Manu, grand ploutocrate devant l’Éternel, et zélé serviteur de Bruxelles et du libéralisme mortifère pour les peuples, ce cher Pangloss, tenant un établissement des plus respectables, nous fait part de son sentiment du moment que je partage totalement.

Je vous le propose donc ici : « Dans un pays où il y a plus de cent mille SDF, où il y a des restaurants du cœur, où les Petits Frères des Pauvres (c’est ce qui m’a fait penser au discours de l’abbé Pierre !) quêtent pour pouvoir s’occuper de vieillards abandonnés qui ne trouvent même pas de place dans les EPHAD, où les transferts sociaux servent trop souvent à acheter la paix sociale (ou ethnico-religieuse) et où ceux qui ont un boulot ou une pension de retraite sont obligés de mettre un gilet jaune pour faire comprendre à une classe politique autiste qu’ils en ont assez de payer pour la gabegie de l’Etat, il va être difficile de penser que supprimer une augmentation de taxes va résoudre tous les problèmes et va convaincre le petit peuple qui finira bien par rentrer chez lui que tout peut continuer comme avant.

Si la cocotte ne pète pas cette fois-ci, elle pètera plus tard. »

Allez lire son anecdote sur la connerie de l’administration française… nous avons tous vécu de telles absurdités, c’est édifiant !

Partir de loin

Le moisiblog a régulièrement de bonnes idées, et le petit texte ironique accompagnant ces deux images m’a fait sourire.

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Parti de gauche, la belle affaire si c’est pour y rester. Dissidence !

Arrivé à droite

Mais, si j’ai « reblogué » ces images, c’est parce qu’elles illustrent la dissidence dont j’ai fait preuve, il y a maintenant de nombreuses années, face à un environnement familial très attaché à la socialie.

L’embrigadement que j’ai subi durant ma jeunesse par mes parents pensant bien faire, la forte influence d’une mère féministe, intellectuelle, soutenue par une complicité bienvenue de l’Éducation Nationale et de ses enseignants, plus souvent affiliés au SNUipp-FSU qu’à la CFTC (et encore, y a-t-il vraiment un syndicat de droite dans l’enseignement primaire et secondaire ??!!…), a cessé lorsque je suis devenu père, après avoir marié une femme d’exception d’un milieu plus traditionnel et moins intellectuel.

J’avais entre temps effectué de nombreux voyages (10 ans de vie à l’étranger, un tour d’Europe, et beaucoup d’autres) et j’avais abandonné mes uniques lectures de revues ou ouvrages scientifiques, pour me remettre à étudier ou à relire en entier (suite à des souvenirs d’extraits du lycée) des essais philosophiques et politiques (Kant, Platon, Muray, Levi-Strauss,..), et, notamment, en commettant le sacrilège absolu : lire par curiosité des textes d’auteurs honnis qui m’étaient « interdits » (pas formellement mais la pression idéologique du milieu étant très forte…) comme Maurice Barrès, Charles Maurras, Roger Nimier,…

J’ai alors, tout d’abord découvert des écrivains à la plume remarquable, au style allégorique et fascinant.

Puis ensuite, ces lectures me confirmèrent de la réalité de vertus immuables, que la course aux changements n’est pas gage de progrès, et je pris donc conscience des nombreuses contradictions qui étaient miennes, depuis mon adolescence jusqu’à ma révélation identitaire, lorsque je fréquentais les milieux gauchistes (15 ans de vote pour LO et LCR, 4 ans à la CGT…), je ne me sentais jamais à ma place et pourtant, il me semblait être là où je devais….

Curieux sentiment, étrange ambivalence d’un jeune, au fond de lui très patriote aux solides valeurs traditionnelles, sortes d’exaltations originelles involontaires, et, en même temps, désireux d’aider la planète entière et d’excuser tout et n’importe quoi aux côtés d’énervants soixante-huitards qu’il trouvaient exaspérants.

Au final, et pour faire court car mon parcours ne peut se réduire qu’à cela, je suis parti de la gauche pour rejoindre les rangs de la droite patriote, de la tradition, ce qui ne veut bien évidemment pas dire que cette arrivée à droite s’accompagne d’un rejet systématique de la modernité ou du progrès technique.coquille

La droite, finalement, cette forme la plus répandue dans la nature tant au niveau chimique (molécules sucrées dextrogyres principalement utilisées par les organismes vivants) qu’au niveau des structures biologiques (enroulement dextre majoritaire chez les mollusques), est sans nul doute le fondement de tout et l’objectif à atteindre.degauchisseuse-raboteuse-et-mortaiseuse-illifaut

Sans parler, en ébénisterie, de la dégauchisseuse afin de rendre utilisable et d’améliorer un bout de bois irrégulier, pour ne pas dire tordu !!

Il n’existe aucune dédroitisseuse….

Parti de gauche, arrivé à droite… mais c’est loin d’être la fin; au contraire, tout commence car la société, dans laquelle je me sens bien et dans laquelle je souhaite que ma moitié et mes enfants évoluent, n’existe presque plus donc je n’ai que des perspectives devant moi, des actions à mener avec mes amis patriotes.

« D’uno raço que regreio                    « D’une race qui re-germe

Sian bessai li proumié gréu ;             Peut-être sommes-nous les premiers jets ;

Sian bessai de la Patrio                    De la patrie, peut-être, nous sommes

Li cepoun emai li priéu.                    Les piliers et les chefs.

La Coupo Santo.