Hypallage

« Nul mieux que Louis-Sébastien Mercier n’a résumé la manière de Voltaire en observant qu’il « ne travaillait pas sa pensée, mais son style ».

Le style de Voltaire est dominé par l’antiphrase qui rend sa pensée inclassable. L’antiphrase n’est pas seulement la figure de l’ironie mais peut devenir celle de la contrevérité quand elle se convertit en hypallage.

L’hypallage consiste à retourner la réalité en inversant dans une proposition donnée les propriétés de certains mots pour les attribuer à d’autres. […]

[…] « Les philosophes criaient à la tyrannie », confirme Gaxotte, alors que « la véritable tyrannie était celle qu’ils exerçaient sur la littérature ».

L’hypallage des philosophes, dès lors qu’elle prend une pose supposée voltairienne, consiste à faire taire un adversaire au nom de la « tolérance », rebaptisée depuis « liberté d’expression ». »

Michel LeterTout est culture (Éd. Les Belles Lettres, Paris, p. 191 et 192) – 2015

Agonie complaisante

« La Révolution fut provoquée par les abus d’une classe revenue de tout, même de ses privilèges, auxquels elle s’agrippait par automatisme, sans passion ni acharnement, car elle avait un faible ostensible pour les idées de ceux qui allaient l’anéantir.

La complaisance pour l’adversaire est le signe distinctif de la débilité, c’est-à-dire de la tolérance, laquelle n’est, en dernier ressort, qu’une coquetterie d’agonisants. »

Emil Michel CioranÉcartèlement (Éd. Gallimard, nrf, Les essais CCVII, p. 30) – 1979

Incivilités gauchistes

Incivilités gauchistes

Le temps passent à toute allure et en attendant, je stocke et j’oublie, n’ayant pas le temps de le faire dans l’instant, de m’occuper de ce que j’ai archivé.

Voici donc des clichés réalisés en milieu rural, au sein de mon village lozérien, qui commencent à dater (élections présidentielles de 2012) mais qui témoignent d’inscriptions (dégradations du bien public) par les adeptes de l’idéologie du respect de l’autre, du camp du bien, du combat de la haine, et tutti quanti.

Ces messages qui nous sont imposés sont toujours visibles pour le dernier panneau (la mairie ne jugeant pas nécessaire d’effacer des inscriptions pouvant heurter les sensibilités de certains citoyens et alimenter la haine de l’autre… sic). En ce qui concerne celui du centre, j’ai réussi à enlever l’auto-collant mais il n’y a plus de peinture rouge à la place… et pour le premier, les trois premières lettres avaient été rapidement rayées par le taulier de ce blog (uniquement par esprit de contradiction, n’étant pas un encarté frontiste) mais au mois de janvier dernier, pour le nouvel an, des artistes en mal d’inspiration sont venus peinturlurer toute la poubelle laissant une sorte de gros pâté immonde couleur marron représentant très difficilement une arbre (??…).

Ainsi, des biens de la communauté ont été arbitrairement saccagés, vandalisés au nom de l’esprit de solidarité, de tolérance,… cher à nos idiots utiles gauchistes.

 

 

« La tolérance que l’on remarque et que l’on loue souvent chez les grands hommes n’est toujours que le résultat du plus grand mépris pour les autres hommes : un grand esprit tout à fait pénétré de ce mépris cesse de considérer les hommes comme ses semblables, et d’exiger d’eux ce que l’on exige de ses semblables. Il est aussi tolérant à leur égard qu’à l’égard des animaux… »

Arthur Schopenhauer – Douleurs du monde (Pensées et fragments, Petite Bibliothèque Rivages) – 1990 [1885]

Robert a dit… enchère en niaiseries !

bailli Bamford Badinter

L’affreux Robert Badinter qui ressemble quelque part au magnifique bailli Bamford de Sweeney Todd a encore fait un sortie digne de ses plus abracadabrantesques revendications !
Que ce bobo décadent se taise et arrête de donner un avis dont on se contrefiche !!! Qu’il soit banni de notre société qu’il honnit !

C’est là : lire l’article sur Jeuneafrique.com : Homophobie = racisme | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

Puisque dans ce monde de relativisme, tout est dans tout et réciproquement, pour quoi ne pas remplacer homophobie par snobophobie ou nudismophobie ??!!… cela donnerait quelque chose de clinquant au sein de la logorrhée du « qui mieux mieux » dans la quête de la tolérance absolue à tout : « La nudismophobie (ou la snobophobie) n’est rien d’autre qu’un racisme  comportemental fondé comme tous les racismes sur l’ignorance, le préjugé et la violence. Nous devons combattre la nudismophobie (ou la snobophobie) comme toutes les autres formes de racisme. »
ça le fait bien, n’est-ce pas ??! !…. ridicule… une société a besoin de normes, de règles qui sont évidemment toujours l’expression d’une intolérance selon certains critères toujours arbitraires pour celui qui les subit, mais ces interdits sont structurants et s’ils sont instaurés depuis des siècles, c’est qu’il doit bien y avoir une bonne raison !

En tous les cas, rien de surprenant pour celui qui mena un combat soi-disant progressiste quant au relations homosexuelles chez les mineures de plus de 15 ans !!! le même genre de progrès sociétal que la tolérance à une certaine pédophilie des gauchistes des années 70 et 80 (des intellectuels comme Michel Foucault ou Guy Hocquenghem (animateur du FHAR, front homosexuel d’action révolutionnaire) dénoncent comme un « nouveau régime de contrôle de la sexualité » la séparation sexuelle entre enfants et adultes ; l’universitaire René Schérer lui aussi figure du FHAR, défend ouvertement la pédophilie) … et après, on nous reprochera de faire d’abominables amalgames…

Toujours est-il qu’à l’époque, il clama : « L’Assemblée sait quel type de société, toujours marquée par l’arbitraire, l’intolérance, le fanatisme ou le racisme a constamment pratiqué la chasse à l’homosexualité. Cette discrimination et cette répression sont incompatibles avec les principes d’un grand pays de liberté comme le nôtre. Il n’est que temps de prendre conscience de tout ce que la France doit aux homosexuels comme à tous ses autres citoyens dans tant de domaines. La discrimination, la flétrissure qu’implique à leur égard l’existence d’une infraction particulière d’homosexualité les atteints – nous atteint tous – à travers une loi qui exprime l’idéologie, la pesanteur d’une époque odieuse de notre histoire. Le moment est venu, pour l’Assemblée, d’en finir avec ces discriminations comme avec toutes les autres qui subsistent encore dans notre société, car elles sont indignes de la France »

Toujours des grands mots (arbitraire, grand pays de liberté, flétrissure, indignes…), un peu de point godwin (si l’on doit abroger toutes les lois ou les alinéas créés sous le régime de Vichy alors l’assemblée a du travail sur la planche : cf. L’Héritage de Vichy de Cécile Desprairies) et un peu d’éloquence (« …le moment est venu… »)  pour faire passer ou abroger une loi !

Cela me fait penser à une excellente phrase de Gustave Le Bon :« En politique, les choses ont moins d’importance que leurs noms. Déguiser sous des mots bien choisis, les théories les plus absurdes, suffit souvent à les faire accepter. » !

En l’occurrence, l’alinéa fut abrogé le 27 juillet 1982 puisque, d’après Daniel Borillo (activiste notoire du lobby des invertis tout comme Caroline Mecary ou Caroline Fourest !… désolé pour les « Caroline » !), il pénalisait tout rapport d’un adulte avec une personne consentante de son sexe en dessous de l’âge de majorité sexuelle 26 or l’âge de majorité sexuelle était défini de manière discriminatoire à 21 ans pour les rapports homosexuels, âge ramené à 18 ans en 1974.

Mais à ce moment là, pourquoi l’âge de 18 ans pour la majorité ne serait-il pas considéré par les jeunes de 16 ans comme discriminatoire puisqu’on leur permet la conduite accompagnée ou pourquoi se fixer l’âge de 15 pour la majorité sexuelle ???

plutôt que de raisonner vers le haut (augmenter la majorité sexuelle à 18 voire 21 ans) car la maturité doit être un facteur déterminant dans l’élaboration critériée de ce type de loi, il ont cédé au laisser-aller ambiant, à une tolérance qui est, en fait, le maître mot de la tyrannie de la faiblesse (cf. La tyrannie de la faiblesse de Paul-François Paoli).

Cette tolérance que dénonçait Cioran : « …La jeunesse romaine ne devait pas fréquenter des esprits aussi dissolvants. Sur le plan moral, Carnéade et ses compagnons étaient aussi redoutables que les Carthaginois sur le plan militaire. Les nations montantes craignent par-dessus tout l’absence de préjugés et d’interdits, l’impudeur intellectuelle, qui fait l’attrait des civilisations finissantes. » (De l’inconvénient d’être né de Cioran, Gallimard, nrf essais, p. 157)

Notre époque contemporaine est décidément formidable !! On y a l’art de raisonner sur l’irraisonnable et l’extravagant…