Le véritable hexagone II

Gueuleton, c’est tout bon !

Comme la promenade de cette après-midi sur les hauteurs de mon village en compagnie de ma femme et de mes trois enfants, regarder une vidéo de Gueuleton a des vertus similaires qui sont revigorantes et réconfortantes !

Donc ne nous privons pas de visionner leurs vidéos et faisons constamment la promotion de notre façon de vivre, de nos us et coutumes typiques de nos terroirs !

Sauvons ce qui fait notre singularité française et pas cet espèce de mélange mondialiste que l’on nous vante à longueur de journée !

Déconfinement temporaire

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J’adore mes promenades dans les alentours de mon village. Les deux parcours principaux que j’emprunte en compagnie de ma femme et de mon fils (il est rare que mes deux filles se joignent à nos balades bucoliques…) sont des chemins pastoraux parfois  utilisés par les bergers locaux et leurs troupeaux, ou des chemins forestiers empruntés par les bûcherons et conseillers techniques de l’Office National des Forêts.

Selon l’humeur du jour, nous les rallongeons par des détours imprévus mais toujours plaisants. En revanche, le déroulé est d’une monotonie savoureusement  addictive, provoquant un enjouement systématique ; le début du trajet passe par une progression596201f7-034c-492b-b340-0d108961cfd3 pédestre assez ardue, d’un dénivelé important sollicitant activement nos quadriceps et tout type de muscles locomoteurs, puis un passage obligé dans une zone forestière, milieu fermé à la fraîcheur tellement appréciable. Enfin, nous achevons notre périple par une descente vers le village et notre foyer où nous attend une brioche faite maison par les bons soins de ma femme (ou de mon aînée lorsqu’elle est motivée…) qui anticipe toujours nos accès de voracité après l’effort. Confinement oblige, la durée du parcours était forcément limitée à une heure mais depuis hier, nous n’augmentons pas plus le temps de nos escapades.

Ces échappées salutaires sont un véritable ravissement familial mais je suis obligé d’avouer qu’au moment de nos régulières ascensions, je ne peux m’empêcher d’être envahi par mes idées fixes habituelles (le grand remplacement, le mépris et la morgue des idiots qui ont malgré tout des postes à responsabilités et de pouvoir absolu, la docilité et l’abrutissement généralisé du peuple de France, la multitude des traîtres à la nation qui collaborent avec ce système car ils en tirent un profit à court terme,…). En effet, les montées assez ardues au début de parcours m’astreignaient à garder un rythme de pas régulier et de faible amplitude, rythmique propice au martèlement des pensées. Respectant ainsi scrupuleusement « la loi des pas égaux » de Paul Valéry dans Idée fixe (Éd. Gallimard, coll. nrf, 1943, p. 16) qui « se plie à tous les délires, porte également nos démons et nos dieux« , je ne pouvais m’empêcher de ruminer ma colère malgré la beauté du paysage et le bonheur sous-jacent d’être en compagnie de ceux qui me sont le plus cher.

Lorsque nous arrivons dans la partie couverte du parcours, au milieu des arbres et que nous nous enfonçons dans la forêt, une subite sensation d’apaisement se propage en moi à la vitesse d’une traînée de poudre qui s’embraserait au contact furtif d’une flamme au bout d’une allumette bienfaitrice.

Ce sentiment de calme, cette sérénité qui m’est étrangère en temps normal, est une délicieuse impression salvatrice pour mon esprit, sans cesse préoccupé par les malheurs du monde occidental. Sorte d’antidote au venin de cet « insecte qui entretenait dans la chair de mon esprit une brûlure indivisible de mon existence » (Ibid, p. 17).

En fin de parcours, nous sortons de la zone forestière et en redescendant sur le chemin plTTPclJSzKkj7T5Wu5UcQlongeant des champs où broutent ça et là quelques vaches Aubrac et un beau taureau de la même race, au pelage clair-obscur allant du beige et ocre au brun très foncé. Sa silhouette massive est impressionnante, et son air renfrogné renforce l’image de réel dominant qui se dégage de ce bovin mâle. Nous ne nous attardons pas et nous arrivons au niveau d’une petite crête avec un point de vue sur notre splendide village.

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Je n’ai pas eu besoin du confinement pour avoir pleinement conscience de la chance que nous avons de vivre dans cet environnement reposant, sur ce magnifique territoire qui me prend aux tripes. En revanche, ces déconfinements temporaires m’ont mis encore plus en évidence cette nécessité impérieuse d’un retour à la nature, loin de la technologie, des machines et des hommes.

Le hasard et la nécessité

Finalement, les tags de wordpress, en plus d’être d’une utilité incontestable en terme d’efficacité d’investigations virtuelles, permettent lors de leur enregistrement dans la petite fenêtre en bas à droite de s’interroger s’ils ont adéquats, bien adaptés au sujet que l’on vient de traiter, et, accessoirement, de rectifier l’inexactitude ou le contresens de l’idée que l’on s’était faite sur un mot.

Tel a été le cas pour le terme anglais « bluebird » de la dernière chanson de Frank Sinatra que je vous ai proposé .

J’étais convaincu que le volatile en question était la mésange bleue, autre passereau commun de nos régions…

Cette autopersuasion, mécanisme très courant chez les gauchistes, est un phénomène que je fuis dès qu’il pointe le bout de ses filets, et dont on peut se protéger par les lectures diverses et variées, en se cultivant à la moindre occasion et en utilisant, comme dans ce cas, la toile 3.0 dès que le moindre doute s’installe.

Ainsi, il me fut nécessaire de m’assurer si j’allais entrer le nom du bon passereau dans les tags correspondant au billet mélodique sus-cité.

J’ai alors découvert que le « bluebird » en question est un merlebleu (Merlebleu azuré sur le cliché ci-dessous, Sialia currucoides ou Sialia arctica très photogénique).

Mountain Bluebirds  Sialia artcia state bird of Idaho April 26 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

J’ai aussi eu la chance de tomber par le plus grand des hasards sur le site de Phillip Lott intitulé Phillip’s Natural World 3.0.

Ce photographe, au patronyme fluvial qui m’est loin d’être inconnu (malgré un « t » en trop), nous permet de faire une pause appréciable dans ce déluge de nouvelles soient insipides, soient désespérantes des actualités locales, nationales et mondiales.

Je vous propose donc quelques clichés des alentours du « Yellowstone National Park » pour vous faire une petite idée de son talent, en faisant par la même occasion un petit tour dans des états américains qui m’ont toujours fascinés et attirés (Idaho, Montana, Wyoming).

Ce billet me permet aussi de faire un clin d’oeil à mes lecteurs photographes comme l’excellent Eckodeath et son projet 52, ou Marcel et ses photos de notre magnifique territoire.

Tout d’abord, un couché de soleil sur l’Idaho…

Carey Idaho January 20 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

Puis, ma préférée, une ferme du Montana…

Lima Montana May 3 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

et une maison de ferme du Wyoming…

Moose Wyoming May 3 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

J’ai plutôt choisi des images d’habitations car le thème de la « cabane au fond des bois » m’est cher; rusticité, authenticité, labeur, splendeurs naturelles, rudesse, beauté, sacrifices, vérité du réel… autant de mots ou groupes de mots importants à mes yeux, reliant l’Homme à son environnement local.

Les deux dernières photos illustrent bien l’effondrement de nos civilisations occidentales auquel nous assistons, impuissants.

Aujourd’hui…

Ashton Idaho May 3 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

Demain…

Monida Montana April 28 2011 uploaded by fundawg to wunderblog

À part cela, il y a une multitude d’autres sujets qui sont abordés et qui sont superbement illustrés à l’instar du thème Snakes in a box

African Bush Vipers Atheris squamigera

Le hasard a parfois du bon ! Ce n’est pas Jacques Monod qui me contedirait…

(Là aussi, petit clin d’oeil amical… cette fois-ci, à mes camarades patriotes croyants)

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Le hasard et la nécessité, essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne, Jacques Monod, Points essais, n°43 (244 pages), 1973.