Daesh: une version de la Tabula Rasa révolutionnaire

Avatar de Antoine BertaumeBleu, Blanc...Roi!

Il nous est annoncé partout que les musés d’Irak subissent la barbarie de ces fondamentalistes musulmans qui saccagent les antiquités (pour ce qu’il en restait) en pratiquant le nettoyage culturel par la Tabula Rasa. daesh2daesh3Daesh1Daesh4

Plus rapide que pour les massacres des chrétiens, le gouvernement en France « mentonne ».

De son côté, le Président Hollande « dénonce et condamne » : il assure que

« La barbarie touche les personnes et elle touche l’histoire. Ils veulent détruire tout ce qui est l’humanité ».

Ce régime est pourtant bien mal placé pour faire la leçon: Ce sont les chrétiens et les traces du passé que ces fanatiques détruisent, tout comme les révolutionnaires en France. En effet, le 14 Août 1792, l’Assemblée Nationale rendait un décret:

« pour elle les principes sacrés de…

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Éloge de l’autorité

Sur Atlantico, le 19 mars 2014,  Michel Erman évoque, à propos de cette stupidité de « présidence normale », le dernier ouvrage du professeur émérite de philosophie (Paris X) Robert Damien, « Éloge de l’autorité : Généalogie d’une (dé) raison politique », paru chez Armand Colin.

couverture Éloge de l'autorité

« La notion d’autorité serait-elle devenue un archaïsme dans nos catégories politiques d’individus postmodernes ?

Quand on se rappelle un de Gaulle incarnant le chef avec ses qualités de prudence et d’audace ou un Mitterrand ne négligeant pas la posture de père de la Nation, comment ne pas broncher sur le « président normal » – oxymore calamiteux destiné à amoindrir la notion de pouvoir – et se demander si, en politique, la figure de l’autorité n’est pas passée de la volonté de servir en commandant à la nécessité de diriger en (com) plaisant. Ou comment faire croire qu’entre gouvernants et gouvernés règnerait une innocente égalité plutôt qu’une altérité médiatisée par les institutions !

Sans compter que l’Europe des marchés et la mondialisation dépouillent en partie ladite autorité de ce qui fait ses vertus : l’action sur le réel et l’exercice de la puissance. Soyons un rien irrévérencieux, aujourd’hui celle-ci ne se manifesterait-elle pas plus souvent dans le pouvoir de nomination que dans le pouvoir de décision… » Dans son Éloge de l’autorité, le philosophe Robert Damien rappelle que cette dernière s’autorise moins de la force que du symbolique et de l’éthique.

L’autorité permet l’exercice d’un pouvoir qu’elle transcende, lui donnant ainsi sa légitimité dans la société démocratique où il s’agit non d’ordonner mais de convaincre. Avec cette réserve qu’elle risque toujours de paraître soit excessive soit insuffisante. C’est précisément cette légitimité et ses nombreuses défiances que le livre interroge en relisant Machiavel, Tocqueville ou Bachelard. La démocratie est indissociable d’un idéal antiautoritaire, mais les citoyens manifestent toujours peu ou prou le besoin d’être « conduits », comme le disait Tocqueville. Ils attendent d’un chef de l’exécutif qu’il soit un meneur, et ils font parfois de lui leur idéal du moi.

Comment concilier ces idéaux sans y voir le culte du désordre et celui de la servitude ? Certains répondront qu’il faut substituer à la verticalité du pouvoir et au spectre de la loi une horizontalité des délibérations et des décisions, il s’agit plus ou moins de la fameuse démocratie participative.

En contrepoint, Robert Damien réhabilite le conflit en démocratie : en suivant Machiavel, il soutient que les individus entrent en compétition pour échapper à la domination et, dans le même temps, se perfectionner, de là naît une hiérarchie juste. Si la thèse est classique, ce qui l’est moins est de faire de la règle du jeu et de l’esprit d’équipe le modèle du contrat social puis de l’entraîneur sportif celui du chef politique incarnant l’autorité. On lira à ce propos les belles pages que l’auteur consacre au rugby et dans lesquelles il rend à l’autorité acceptée son sens étymologique d’augmentation de soi. Entre la méditation et le traité, cet ouvrage, exigeant, peut se lire comme un miroir tout à la fois des princes et des citoyens. »

Commençons la semaine de bonne humeur !

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Pour relancer l’emploi, la présidente des jeunes PS prône l’année sabbatique

Laura Slimani, pour qui « la seule manière de créer massivement de l’emploi » est de réduire le temps de travail, propose « une année sabbatique à chaque salarié ».

Une proposition surprenante. Invitée de Sud Radio ce vendredi, la présidente des Jeunes Socialistes a prôné l’année sabbatique pour chaque salarié afin de contrer le chômage. Laura Slimani, pour qui « la seule manière de créer massivement de l’emploi ces dix dernières années, ce sont les 35 heures de Martine Aubry », estime que relancer l’emploi passe par une réduction du temps de travail.

Et la socialiste d’avancer plusieurs manières pour réduire le temps de travail et permettre ainsi aux chômeurs d’accéder à l’emploi. « Il y a plein de manières de réduire le temps de travail. On peut le faire dans la semaine, mais on peut aussi le faire dans l’année », explique Laura Slimani, avant…

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Un communiste hors-la-loi… ah bon ? lequel ?

Les réactionnaires crypto-fascistes sont tous de lamentables populistes (attention, il s’agit d’un terme insultant dans la bouche de tout bon petit républicain qui entend un discours de bon sens dénonçant les magouilles des politicards au quotidien) qui devraient voir honte de hurler « tous pourris » !!…

Ah… donc toutes les affaires dont nous sommes témoins depuis des décennies ne concernent qu’une infime partie des élus ? que quelques vilains petits canards dans l’immense élevage de la gueuse ?

Déjà, nous constatons dans Le Figaro du 24 octobre 2014 que 10% des députés sont en délicatesse avec le fisc, 10% !! ce n’est pas  une paille ! : « le Canard Enchaîné révèle qu’une soixantaine de parlementaires (sur 577) seraient dans une situation délicate avec le fisc ».

A priori, de trop nombreux français sont populistes !!… puisque « dans leur immense majorité, les Français n’ont plus confiance ni dans la classe politique, ni dans les partis. Ils les estiment malhonnêtes. Ainsi, en janvier 2014, selon la vague 2 de l’enquête «Fractures françaises» d’Ipsos-Steria, 65% des Français jugent que la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus. Le baromètre de la confiance politique publié par CEVIPOF au début de l’année 2014 confirme cette enquête, révélant que seuls 11% des Français disent avoir confiance dans les partis politiques. ».

mais quel rapport avec le titre de ce billet me dirait vous ?…

Et bien, histoire de continuer d’enfoncer le clou puisque pour de très nombreux naïfs progressistes et républicains, il ne faut surtout faire aucun amalgame et il faut rester très prudent avec toutes ces affaires que ce soit celle de Cahuzac, l’affaire Bygmalion, le scandale Thévenoud, les affaires Guérinin et Andrieux, le Rainbow warrior, le cas Kucheida, l’affaire Dalongeville,… puis celle du sans-papier Tiki de l’UMP; je disais que pour poursuivre dans le populisme, et pour être équitable aujourd’hui après mon billet sur l’UMPS, voici que Le Figaro de cet après-midi, le 10 février 2015, nous indique que : « Le maire communiste de Boulazac et conseiller général de Dordogne, Jacques Auzou, a été condamné aujourd’hui par la cour Portrait-Jacques-AUZOU-e1398866047611d’appel de Bordeaux à 5000 euros d’amende avec succès pour prise illégale d’intérêt, pour l’achat d’un terrain communal pour son compte personnel.

Les juges ont suivi les réquisitions de l’avocat général qui, le 6 janvier, avait reconnu qu’il n’y avait pas eu d’enrichissement personnel de la part de M. Auzou tout en soulignant que les élus devaient connaître la loi, qui interdit ce genre d’opérations immobilières. »

Le truculent bonhomme est maire, conseiller général et en plus président de la communauté d’agglomération du Grand Périgueux, et accessoirement président du club de basket de la ville : le PCF n’est-il pas contre le cumul des mandats ??!!…

Décidément, même les plus purs du camp du bien, les communistes font parti du lot !!… Vous me direz qu’il a quand même une dégaine de mec de droite, c’est pour ça… sacré préjugé…

Un UMPiste hors-la-loi… ah bon ?… lequel ?

Décidément, il n’y a pas une semaine sans que nos zélites supraphénomales nous pondent une bricole qui, selon l’humeur du jour, nous fera désespérer du niveau consternant de nos dirigeants ou alors nous fera éclater de rire face à autant d’incompétence et d’incurie dans la gestion de la nation.

En dehors de l’énorme camouflet que le matador Valls et son caniche à lunette Cazeneuve ont pris en plein museaux à Marseille, ce qui me met bien en joie en cette fin de soirée surtout après l’impayable billet de Lenonce à ce sujet, nous apprenons dans LePoint du 10 février 2015 que « Stéphane Tiki, camerounais sans titre de séjour mais qui assure avoir fait une demande de naturalisation française, a annoncé qu’il se mettait « en congé » de la présidence des Jeunes Populaires de l’UMP, poste qu’il occupait depuis décembre. La décision du jeune homme de 27 ans fait suite à un article du Canard Enchaîné à paraître mercredi selon lequel il vit en France depuis dix ans et est sans papiers. Une affirmation « inexacte et mensongère », affirme l’intéressé, sans pour autant dire qu’il est en règle. »

montage panneau sans-papiers

Le type dit représenter le premier parti de France, paraît-il, et il est hors-la-loi depuis dix ans !!

Nul n’est censé ignorer la loi et « en tant qu’étranger, il peut bien entendu être président des Jeunes Populaires, mais ne peut en aucun cas prétendre à des fonctions électives. » rappelle l’article.

Les dirigeants de l’UMP qui l’ont choisi sont des nuls, de véritables brêles.

Deux heures et demi avant la décision du jeune sans-papier, LeScan du Figaro du même jour nous révélait que « l’ex-ministre UMP Thierry Mariani s’agace : «J’ose espérer que c’est une mauvaise blague. Je ne comprends pas qu’il ne soit pas français. C’est la moindre des choses pour être à la tête des Jeunes UMP». Celui qui est aussi député dit être «sans voix» et regrette le «grand amateurisme» de la direction de l’UMP «qui doit se poser des questions». «Décidément, il se passe toujours quelque chose à l’UMP», conclut le parlementaire.

Même constat de Philippe Gosselin, député UMP de la Manche: «L’UMP, ça va bientôt être comme dans le vieux slogan publicitaire des galeries Lafayette: ‘à tout instant, il se passe quelque chose’! Sauf que les problèmes sont actuels et le slogan ancien! Cherchez l’erreur!», a-t-il déploré, bravache. ».

Finalement, il ne s’agit donc pas d’une blague et nous sommes bien en face d’un bien bel amateurisme.

Nos politiques tant à gauche qu’à droite nous fournissent la preuve toutes les semaines, si besoin en était, qu’ils sont inaptes à gouverner, sans une once de bon sens, que certains relèvent tout simplement d’instituts spécialisés pour attardés mentaux.

Les politiques se plaignent constamment du manque d’intérêt des citoyens français pour la chose politique mais ils sont les premiers responsables de cette défiance.

Depuis des décennies, ils scient la branche sur laquelle ils se sont tous regroupées pour se gaver des fruits dont elle regorgeait mais aujourd’hui, ils arrivent en bout de taille et les fruits sont tous pourris.

Vivement que tous ces faisans se ramassent les becs par terre et que l’on fasse une belle brochette !

Projet Affiche-B def-PG

Dissolution linguistique

Pour une fois que dans un périodique du camp du bien, je trouve un article plutôt correctcouvVM294_web qui reste simplement dans le constat malheureux d’une transformation, bientôt irrémédiable, de notre patrie française, à de nombreux niveaux tant linguistique que social et culturel.

Quelle ne fut pas ma surprise ! Je peux vous dire que j’ai été saisi !

Dans le dernier numéro de Valeurs mutualistes n°294 de Janvier/Février 2015, le magazine des adhérents MGEN (hé oui, ma femme est professeur des écoles…) et des lieux de commodités où il est consulté lorsqu’il n’y a rien d’autres à lire, je suis tombé par hasard sur un article concernant l’usage de notre si belle langue : le français. Je le précise pour ceux qui auraient des doutes…

Entre les sempiternelles campagnes de propagande du multiculturalisme et du vivre-ensemble (ce dernier n’étant pas forcément une mauvaise idée mais tout dépend avec qui !…), j’ai découvert ce titre « Du français, à tort… et à travers« , accompagné d’une courte mais alléchante introduction : « Anglicismes, pléonasmes,apocopes… maltraitée au quotidien et dans les médias, la langue française reflète notre rapport à la règle. Et notre conception du monde. ».

Comment une revue aussi représentative de la bien-pensance gauchiste, à l’image de ce détestable « je suis Charlie » et à son évidente adhésion obligatoire sous-entendue,  puisse aborder un thème aussi réactionnaire que l’identité linguistique, et au travers de cet immonde sujet, l’identité nationale qu’il sous-tend ??!!…

Assisterions-nous à une alarmante et désastreuse lepénisation de la rédaction de Valeurs mutualistes face à laquelle un front républicain devient une nécessité absolue ???….

montage dissolutionFinalement, et plus sérieusement, là aussi, faut-il y voir un signe d’une certaine prise de conscience du milieu bobo-gaucho quant à la dérive, très accentuée ces dernières années mais effective depuis la fin de la seconde guerre mondiale, vers un abandon total de ce qui fait France, ses frontières, ses traditions et surtout sa langue ?…

Une soumission linguistique avant la grande dissolution dans un monde globalisé anglophone…

Toujours est-il que la brève mais pertinente analyse de cette revue, faite quant à un emploi à tord et à travers de notre outil de communication oral, nous indique :

« Mot de l’année 2013, selon l’Oxford English Dictionnary : « selfie ». Dérivé de l’anglais « self » (signifiant « soi »), il désigne un autoportrait, seul ou accompagné, réalisé à l’aide d’un téléphone mobile ou d’une tablette. Entré l’an dernier dans les dictionnaires, ce terme très à la mode illustre notre recours croissant aux anglicismes.

« En matière de lexicographie, le français a toujours vécu d’emprunts, explique Bruno Dewaele, professeur agrégé de lettres modernes. Le problème est que ceux-ci proviennent exclusivement de l’anglais. » Pour ce champion du monde d’orthographe, nous employons par snobisme des mots dont nous n’avons pas besoin. Mots parfois considérés à tort… comme anglais : « par exemple, le mot « challenge », français à l’origine, est désormais prononcé à l’anglaise. » Si certains anglicisme, liés à des inventions anglo-saxonnes (scanner, bulldozer…) comblent des lacunes, nombres d’emprunts signent, un appauvrissement de la langue.

Selon Jean Maillet, grammairien et lexicographe, « ils viennent remplacer des mots français plus précis. Pourquoi employer « booster » à la place de stimuler, dynamiser ou revivifier ? » Une suprématie tenant peut-être au fait que l’anglais sied davantage à notre quotidien car plus concret que le français, pour sa part, davantage adapté à l’expression des idées philosophiques, des concepts et des sentiments…

Apocopes : point trop n’en faut ! Infos, actes, déco… jamais les mots n’ont également été autant raccourcis. « Cette tendance à retrancher des phonèmes à la fin des mots est le signe d’une paresse linguistique, s’indigne Jean Maillet. On se contente d’utiliser le préfixe qui, en lui-même, n’a pas de sens. » Une évolution potentiellement dommageable, d’après lui, dès l’instant où elle aboutit à une possible confusion : « Quand on parle d’un micro, fait-on allusion à un ordinateur, un microphone, un microscope…? » Tout comme l’élimination de la négation « ne » à l’oral ou l’omniprésence du présent de narration dans les écrits, cette simplification de notre outil de communication à tout va pourrait « compromettre la compréhension », estime Bruno Dewaele. ».

Je rajouterai que l’abandon des liaisons entre les mots, sorte le petit livre des liaisons de prolongement oral à l’abandon des liens entre les composantes d’un peuple, est aussi révélateur de cette simplification, de cette paresse et ce manque de discipline généralisé de la société française.

Même les tenants d’un certain savoir passent outre les négations et les liaisons, qu’ils soient journalistes ou politiques : l’exemplarité n’a plus court…

Par extension, ne plus faire l’effort de respecter des règles linguistiques évoluées, bien qu’héritées du passé (donc rétrogrades dans l’esprit tordu des progressistes), est devenue une habitude dont le prolongement se constate aussi dans le non respect des règles de bienséance, de courtoisie élémentaire, de la même manière que l’on méprise ses engagements faits lors du mariage ou ceux pris dans le club de sport fréquenté (assiduité des licenciés dans un club de sport collectif),… ou tout simplement comme dans l’abandon de l’importance donnée à la parole donnée : la décadence de Cordicopolis.