L’effronté

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Il faut le lire pour le croire ou alors être un proche du « président » normal, un habitué du cerveau foutraque de Flamby 1er; mais la dernière sortie fracassante de ce qui nous sert de locataire élyséen montre bien qu’il est sans vergogne, sans amour propre.

Le Figaro du 1er mars 2017 nous signale que Toutmou a déclaré dans un communiqué de l’Elysée : « En tant que garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire, je tiens à m’élever solennellement contre toute mise en cause des magistrats dans les enquêtes et les instructions qu’ils mènent dans le respect de l’Etat de droit », a déclaré le chef de l’Etat dans un communiqué de l’Elysée. » et de rajouter, au cas où nous serions passés à côté de son hallucinant culot, que : « une candidature à l’élection présidentielle n’autorise pas à jeter la suspicion sur le travail des policiers et des juges, à créer un climat de défiance incompatible avec l’esprit de responsabilité et, pire encore, à lancer des accusations extrêmement graves contre la justice et plus largement nos institutions ».

Il fallait bien déclarer une bricole pour tenter de prouver que l’on est un poil concerné par ce qui se passe en France, pour timidement montrer que l’on est toujours là et, si possible, savonner un peu plus la jolie planche très glissante que Fillon s’est lui-même fabriquée. Encore une autre tête de vainqueur ce Fillon….

Mais alors là… constater un tel mépris des français (qui le mérite sûrement…) et un tel mépris de sa propre parole !

Et dire que cet olibrius socialiste ne s’était pas gêné il y a quatre mois pour fustiger 418kdkvldwl-_sx322_bo1204203200_ces mêmes magistrats et pour accuser la magistrature d’être «une institution de lâcheté (…). C’est quand même ça, tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats, on se planque, on joue les vertueux… On n’aime pas le politique» (cf.  le livre « Un président ne devrait pas dire ça » de Gérard Davet et Fabrice Lhomme).

Cette déclaration, bien évidemment sortie de son contexte, avait tout de même fait grand bruit. Pour le coup, il n’avait pas vraiment tort mais ce que je trouvais, et que je trouve encore aujourd’hui, insupportable, c’est que ce « moins que rien », loin d’être exemplaire en terme de gestion de la France, de représentativité de la fonction, en terme de bonne éducation envers les femmes et de gestion de sa vie d’homme (pas foutu de rester avec la mère de ses enfants puis agissant comme un goujat avec ses autres compagnes),… vienne faire la leçon aux gens.

Ce charlot des plus cyniques ne manque pas de toupet !

Face à une attitude aussi détestable, Bertrand Louvel, premier président de la Cour de cassation, s’indignait dans Le Figaro du 13 octobre 2016 (cf. article de Paule Gonzales, intitulé « Traités de «lâches» par Hollande, les magistrats se disent «humiliés» ») que «ces outrances renouvelées à l’encontre du corps judiciaire (…) posent un problème institutionnel», a-t-il déclaré. «Il n’est pas concevable que la charge de président de la République (…) puisse être utilisée par son titulaire pour contribuer à diffuser parmi les Français une vision aussi dégradante de leur justice.».

En même temps, au cours de son mandat, il n’a fait que nuire à la fonction présidentielle et à la France donc un peu plus ou un peu moins…

De plus, à l’époque de cette polémique, Toutmou ne s’était pas gêné pour bien montrer qu’il se moquait royalement de l’esprit de responsabilité et de jeter la suspicion sur le travail des juges comme l’attesta le témoignage de Jean-Claude Marin, le procureur général de la Cour de cassation : «Notre entretien d’hier avec le président de la République n’a pas atténué le sentiment que la magistrature en général et les magistrats en particulier ont ressenti face à une nouvelle humiliation. (…)» Derrière ces mots, l’idée brûlante que le président de la République n’a visiblement pas jugé bon, lors de cette rencontre de 20 minutes mercredi soir à l’Élysée, de trouver aucune excuse ou rétractation à ses propos, confirmant ainsi sa pensée profonde sur l’institution judiciaire. ».

Franchement, ce Hollande est tout de même remarquable pour dire tout et n’importe quoi, une sommité dans le genre !

Ce baltringue d’envergure internationale est finalement un sacré effronté !

Bonne nouvelle, il est définitivement hors-jeu !!

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6 réflexions sur “L’effronté

  1. il dit n’importe quoi pour la bonne raison que ce qui est mis en cause ce n’est pas « l’institution judiciaire » mais le Parquet, bras armé du gouvernement . Le Parquet correspond à ce que serait l’avocat d’une des deux parties en justice civile , en l’occurrence ici l’une des deux parties c’est l’État. Le Parquet c’est l’avocat du gouvernement. Mais ce n’est pas fini, ce n’est pas n’importe quel Parquet qui est mis en cause mais le Parquet national financier mis en place par le gouvernement socialiste après l’affaire Cahuzac

    Ce parquet juridiction d’exception à compétence nationale – a pour objectif de prendre en charge les dossiers d’une grande complexité, concernant la lutte contre la fraude fiscale, la corruption ainsi que les affaires boursières (délit boursier, délit de manipulation des cours) qui relèvent de la compétence exclusive du nouveau procureur financier: en effet, « l’instauration du parquet financier permet une spécialisation du ministère public permettant d’accroître son action contre la très grande délinquance économique et financière, dont relève la fraude fiscale complexe » – (Wikipédia)
    En fait il n’hésite pas à s’occuper d’affaire bien plus bénignes comme les tableaux de Guéant, les primes du ministère de l’Intérieur et maintenant avec l’affaire Fillon des sommes mises à disposition des parlementaires pour recruter des assistants. On est bien loin des évasions fiscales à grande échelle à la Cahuzac ou des supposés Panama papers .

    En droit, l’affaire Fillon devrait relever du bureau de l’Assemblée Nationale du moins pour la phase d’instruction et c’est bien sur ce point que le PNF (et derrière lui Hollande et le ministre de la justice actuel) est justement attaqué.
    Sur le fond on est bien d’accord que même si Fillon n’avait pas commis de délit pénal, c’est à dire que même s’il sort blanchi de cette affaire, il a commis une faute morale qui le disqualifie pour demander des efforts à ses contemporains . D’ailleurs qui donc dans ce milieu est fondé à demander des efforts à nos contemporains ?

    1. Oui, n’importe quoi, n’importe quand et n’importe où ! Pas de limite à son incompétence et son ridicule…
      Pour l’histoire du PNF, j’avais suivi la chose : une juridiction d’exception pour plusieurs affaires peu complexes et de peu d’envergures…
      Pour Fillon, on est bien d’accord sur la faute morale, faute que l’on peut mettre au pluriel en regardant les autres candidats et partis.
      Comment demander des efforts à ses contemporains quand on n’en a jamais fait et, en premier lieu, quand on n’a jamais travaillé avant de faire de la politique ?….

    1. Pour ma part, il m’a toujours bien énervé comme tout sous-homme qui se ^prend pour un homme. Ces derniers mois semblent une éternité depuis son annonce de ne plus se représenter aux élections présidentielles !!!…

  2. Il faut juste détruire le socialisme en France. Comme Caton qui disait : Il faut détruire Carthage.
    Et Caton c’est aussi le nom de l’avatar de FH en 1983. Il risque de nous refaire le coup de com, qu’il avait monté avec Attali à l’Elysée à l’époque miterrandienne.

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