Exécrable révolution française !

« Il n’y a plus de Vendée, écrivait le général Westermann à la Convention en novembre 1793, après sa victoire de Savenay. Elle est morte sous notre sabre avec ses femmes et ses enfants.

Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de nos chevaux, massacré les femmes qui, au moins celle-là, n’enfanterons plus de brigands.

Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé…

Nous ne faisons pas de prisonniers, car il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n’est pas révolutionnaire. »

Quelques mois plus tard, Westermann devait être exécuté avec les dantonistes, flétris du nom d’Indulgents. »

Guy DebordPanégyrique (Éd. Gallimard, nrf, Tome premier, p. 73 et 74) – 1993 [2005]

Namnètes mélomanes

« Dans les prisons de Nantes,
y’avait un prisonnier,
y’avait un prisonnier,
personne ne vint l’vouère que la fille du geolier,
la fille du geolier!
un jour il lui demande,que dit-on de mouè?
que dit-on de mouè?
on dit de vous en ville, on dit de vous en ville, vous serez pendu… »

Tri Yann – Dans les prisons de Nantes – 1973