L’aristocratie, source de civilisation

« On peut dire que jusqu’aux approches de la Révolution française, la littérature en exercice est, en gros, une littérature de consentement.

À partir du moment où la société bourgeoise, issue de la révolution, est stabilisée, se développe au contraire une littérature de révolte.

Les valeurs officielles sont alors niées, chez nous pas exemple, soit par les porteurs de valeurs révolutionnaires, des romantiques à Rimbaud, soit par les mainteneurs de valeurs aristocratiques, dont Vigny et Balzac sont de bons exemples.

Dans les deux cas, peuple et aristocratie, qui sont les deux sources de toute civilisation, s’inscrivent contre la société factice de leurs temps. »

Albert CamusDiscours de Suède (Éd. Gallimard, coll. nrf, Paris, p. 38) – 1958

Politique cordicole

« ll y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où sont les véritables causes des événements. »

Honoré de Balzac – Les Illusions perdues (éd. Garnier-Flammarion, 1966, p. 590) – 1837-1843

ou nous pouvons trouver aussi : « Il y a deux histoires, l’une que l’on enseigne et qui ment, l’autre que l’on tait parce qu’elle recèle l’inavouable »