L’ennui cordicole

« Quand les choses, les événements renvoient les uns aux autres et à leur concept indifférencié, alors l’équivalence du monde rencontre et annule l’indifférence de la pensée _ et c’est l’ennui. Même plus d’altercation, même plus d’enjeu. C’est le partage des eaux mortes.

(…) L’ennui formel que secrète cette pensée idéaliste des valeurs, ou cette pensée volontariste de la culture, est le signe secret de son désespoir non par rapport au monde, mais par rapport à son propre discours.

C’est là qu’est la véritable pensée dépressive, chez ceux qui ne parlent que de dépassement et de transformation du monde, alors qu’ils sont incapables de transfigurer leur propre langue. »

Jean BaudrillardLa pensée radicale (éd. Sens&Tonka) – 2005

Une réflexion sur “L’ennui cordicole

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