L’ennui cordicole

« Quand les choses, les événements renvoient les uns aux autres et à leur concept indifférencié, alors l’équivalence du monde rencontre et annule l’indifférence de la pensée _ et c’est l’ennui. Même plus d’altercation, même plus d’enjeu. C’est le partage des eaux mortes.

(…) L’ennui formel que secrète cette pensée idéaliste des valeurs, ou cette pensée volontariste de la culture, est le signe secret de son désespoir non par rapport au monde, mais par rapport à son propre discours.

C’est là qu’est la véritable pensée dépressive, chez ceux qui ne parlent que de dépassement et de transformation du monde, alors qu’ils sont incapables de transfigurer leur propre langue. »

Jean BaudrillardLa pensée radicale (éd. Sens&Tonka) – 2005

Saloperie debordienne

(David Pujadas et la découverte des attentats du 11 septembre 2001)

ou quand la société du spectacle se dévoile au grand jour, tous ces journaleux et autres cloportes médiaphages se délectent des malheurs du monde, ils ont rangé au placard tout ce qui concerne la morale et la déontologie tout en étant les champions incontestés pour faire la leçon à tous les français !!!

« c’est mieux que le concorde, on est battu… » mais comment faire plus cynique, plus lamentable ??…

je vomis tous ces ersatz humanoïdes et toute cette carnavalisation que dénonçait Jean Baudrillard !!!