Antique sentence

« La diversité d’origine peut aussi produire des révolutions jusqu’à ce que le mélange des races soit complet; car l’État ne peut pas plus se former du premier peuple venu, qu’il ne se forme dans une circonstance quelconque. Le plus souvent, ces changements politiques ont été causés par l’admission au droit de cité d’étrangers domiciliés dès longtemps, ou nouveaux arrivants. Les Achéens s’étaient réunis aux Trézéniens pour fonder Sybaris; mais étant bientôt devenus les plus nombreux, ils chassèrent les autres, crime que plus tard les Sybarites durent expier. Les Sybarites ne furent pas, du reste, mieux traités par leurs compagnons de colonie à Thurium; ils se firent chasser, parce qu’ils prétendaient s’emparer de la meilleure partie du territoire, comme si elle leur eût appartenu en propre. A Byzance, les colons nouvellement arrivés dressèrent un guet-apens aux citoyens; mais ils furent battus et forcés de se retirer.

Les Antisséens, après avoir reçu les exilés de Chios, durent s’en délivrer par une bataille. Les Zancléens furent expulsés de leur propre ville par les Samiens, qu’ils y avaient accueillis. Apollonie du Pont-Euxin eut à subir une sédition pour avoir accordé à des colons étrangers le droit de cité. A Syracuse, la discorde civile alla jusqu’au combat, parce que, après le renversement de la tyrannie, on avait fait citoyens les étrangers et les soldats mercenaires. A Amphipolis, l’hospitalité donnée à des colons de Chalcis devint fatale à la majorité des citoyens, qui se virent chasser de leur territoire. »

AristotePolitique, Théorie générale des révolutions, Livre VIII, chapitre 1, paragraphe 10 et 11 (Éd. Librairie philosophique de Ladrange Paris) – 1874 [345/344 av. J.C]

Divine gamelle

Hollande rock&roll

La réacosphère regorge de talents et il serait plutôt fastidieux de leur rendre un hommage à chacun, mais il y en a un que je lis depuis un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, dont l’efficacité des articles n’a d’égale que leur sobriété, c’est dire !

Pas de fioritures, on va à l’essentiel avec de solides références : c’est du  Hoplite quoi !

Si, aujourd’hui, j’ai décidé de le saluer d’un chapeau bas, c’est en raison de ma découverte d’un média que j’ai rajouté à la liste de liens de ce blog : Économie matin, site d’information original de part la forme avec ses photographies associées à des valeurs numériques et de part le sérieux du contenu élaboré par une jeune équipe ne répondant pas (pour l’instant…) aux diktats sociétaux actuels.

Certains y verront peut-être une quelconque flagornerie : ils seront dans l’erreur ! Ceci étant dit, j’ai été interpelé par l’excellent montage ci-dessus (que j’ai odieusement copié comme un sale troll, j’espère qu’il ne m’en voudra pas…) et par l’article connexe « Révolution et guerre civile sont à nos portes ! », rédigé par Charles Sannat, auteur de la fameuse découverte médiatique.

Voici des extraits de cet article qui concordent assez avec la terrible mais non moins justifiée gamelle du Flamby dégoulinant :

(…) « Ce n’est pas l’erreur d’un homme mais d’un système, celui du système de gôche et du parti socialiste.François Hollande et l’ensemble des caciques du PS ont voulu croire qu’ils avaient été portés au pouvoir par un vote populaire d’adhésion. Or cela est faux. Parfaitement faux.
Reprenons les événements. Nicolas Sarkozy a excédé une grande partie de la population française et de son électorat traditionnel y compris de droite non pas tant en raison de sa politique économique que de son attitude et de sa tenue médiocre, pour ne pas dire inadmissible (l’épisode du jeune prince Jean président de l’Epad par oukase de son papa maréchal-président de la République de droit divin française).
Souvenons-nous du Sarko-bashing, souvenons-nous de l’impopularité de notre ex-président. Finalement, il sera battu, mais le score de François Hollande ne révèle pas du tout un score d’adhésion massive du peuple de France à son projet (si l’on peut parler de projet). Non, François Hollande n’a pas été élu pour ce qu’il est mais a été élu pour sanctionner Nicolas Sarkozy.
Tous les dirigeants socialistes ont très vite été frappés collectivement d’aveuglement volontaire sur ce sujet. Personne n’a voulu voir. Aucun journaliste n’a voulu faire savoir tant, disons-le, le bonheur et la félicité d’avoir enfin un gouvernement de gôche au pouvoir étaient grands.
C’est ce phénomène, une évidence, qui explique pourquoi une région comme la Bretagne, ayant massivement voté socialiste (à plus de 60 %) il y a à peine 18 mois, réclame désormais en hurlant fourches à la main et pelleteuses au volant : « Hollande démission ! » (…) ».

(…) « Englué dans sa dialectique cucul-gnangnantiste, prenant la parole un samedi après-midi à 15h00 pour une Léonarda et faisant juste un communiqué pour la mort de deux journalistes (pour lesquels on en fait un peu trop soit dit en passant, ce qui ne retire rien au drame et à la douleur de ces familles endeuillées), prisonnier d’un politiquement correct mortifère, lié par une extrême gauche autiste et au pouvoir de nuisance inversement proportionnel à son poids électoral, otage des écologistes dont la doctrine politique tient désormais plus de la religion et de la croyance que du simple bon sens et du réalisme de base, et enfin bloqué de toute part par un peuple au bord de l’explosion et de la révolution, ou pour être plus précis par des peuples tant notre pays n’a jamais été autant et aussi fracturé qu’aujourd’hui. (….) ».

(…) « Nous voyons déjà le ras-le-bol et la tentation révolutionnaire qui monte alors que nous n’en sommes qu’au début de la rigueur. L’année prochaine, en 2014, notre gouvernement devra, pour tenter de maintenir « sa trajectoire », trouver plus de 60 milliards d’euros… C’est une mission tout simplement impossible sans saigner le breton… et tous les autres !
Montée du Front National dans des proportions jamais vues, montée du rejet fiscal, montée du chômage, montée des tensions sociales, montée de la délinquance, des vols et des rapines en tous genres, montée des tensions entre productifs et improductifs, et pour finir montée évidente des tensions interethniques sur fond de rejet de l’islam.
Ces plusieurs « France » ne se parlent plus. Imaginer qu’il s’agit uniquement d’une politique consistant à diviser pour mieux régner est un peu naïf ou en tout cas totalement dépassé par la réalité.
La France n’est pas divisée, elle est fracturée et c’est beaucoup plus grave, avec des communautés qui ne se reconnaissent plus et l’absence d’appartenance à un tout national.
Je ne sais pas si le mouvement breton actuel sera le catalyseur pour un mouvement d’ampleur nationale et cela n’a aucune importance. Historiquement, le fait déclencheur des révolutions est le plus souvent anodin.Souvenez-vous de ce petit épicier du sud de la Tunisie qui s’immole par le feu… mettant le feu à tous les pays du nord de l’Afrique.
Ce qui est sûr, c’est que notre pays est dans un état insurrectionnel avéré, fracturé, brisé, cassé, que plus grand-chose ne fonctionne et que nos dirigeants sont totalement dépassés par la situation.
Et comme en 1789, le roi prendra la fuite, mais cette fois-ci inutile de partir en calèche. Normal 1er, dernier roi des cons, s’envolera en hélicoptère si tant est qu’il trouve encore un militaire acceptant de le piloter tant il en vire ces derniers temps.
La révolution est en marche et rien ou presque ne l’arrêtera. La France n’est pas la Grèce, ni l’Espagne, ni l’Italie et la fin de l’Europe et de l’euro viendra de la France. C’est la France, deuxième puissance européenne, qui lorsqu’elle craquera fera craquer tout l’édifice européen.
Et c’est exactement ce qu’attendent les Allemands qui ne rêvent que de retrouver leur deutschemark, mais qui, pour des raisons historiques compréhensibles, ne veulent pas être à nouveau à l’origine d’une forme de destruction (sans doute salutaire à terme) de l’Europe.
Préparez-vous donc, et Monsieur le Président… tremblez ! »

En parlant de ras-le-bol et d’exaspération, notons au passage la réalité de ces mots illustrée par la côte de popularité en chute libre de celui qui n’est pas mon présidentpas mon président
Même ceux du camp du Bien ne peuvent que constater la lamentable gamelle qui démontre la nullité patente du mollasson tenant le rôle de « chef » !

Et même si, comme je l’expliquais , il ne faut pas trop se baser sur les sondages tel qu’ils sont réalisés aujourd’hui, en se fiant aux faits (mécontentement généralisé avec des bonnets rouges en furie, avec des sifflets le 11 novembre, avec des appels à la grève de l’impôt, avec le ras-le-bol de l’armée au budget ratiboisé,…), il est clair que l’on peut dire que Culbuto Ier ne peut plus gouverner la France, qu’il est à deux doigts d’en perdre la tête !!…
montage 15%

« Est-ce que l’on peut gouverner avec 15% d’opinions favorables ? » demande Bruce Toussaint sur I-Télé.

« Non ! » répond clairement la sénatrice PS de Paris Marie-Noëlle Lienemann 201346_popularite_hollande qui explique : « Il est temps qu’il y ait un sursaut à gauche, euh… le président doit prendre une initiative majeure, il doit renouer un pacte avec les français et singulièrement avec ceux qui ont fait son élection. Il doit donc, et changer de politique et, euh… de configuration de sa majorité. Nous avons besoin de rassembler toute la gauche autour de euh… de grandes réformes qui prennent appuis sur les engagements qu’avait présenté François Hollande aux français : réforme fiscale, relance de la croissance avant, euh…, de s’attaquer au déficit, euuuhhh…, soutien à la création d’emplois, redressement économique et industriel, lutte contre les délocalisations, bref…l’essentiel de ce qui avait fait le discours du Bourget et la campagne électorale. »

(…) « Il (elle ne fait pas la négation…) s’agit pas de faire du colmatage de brèche lorsque l’on a atteint ce seuil de difficultés politiques ! »

(…) « C’est un problème de choix stratégiques que le président de la République doit proposer désormais. »

Si j’ai bien suivi, François le couard qui s’aplatit devant une romano mineure, doit renouer un pacte… comme s’il en avait déjà nouer un avec les français !!… il n’a tenu aucune de ses promesses sérieuses et utiles pour la France (si tenté qu’il n’y en ai jamais eu !!!), il n’a fait passer que des lois impopulaires, stupides et vaines n’ayant aucun impact sur la dette, sur l’emploi, sur la croissance,…

Toutes les réformes importantes à réaliser dont parle la sénatrice sont restées lettres mortes car en restant dans l’Europe, en continuant d’être à la botte du FMI, des États-Unis et des multi-nationales, il ne peut avoir aucune influence sur la politique intérieure. Comment lutter contre les délocalisations qui ne sont que les symptômes de la mondialisation qu’il promeut et du libre marché, de l’offre et de la demande ??…

Dans une même phrase, cette élue démontre l’insoluble dilemne et tous les paradoxes du « toutou de Valérie » qui est d’un amateurisme et d’une incompétence hallucinante.

Cette sénatrice conclue en confirmant que les « élus » du peuple ne sont pas là pour le bien de la France, ne sont pas là pour faire des choix courageux et salvateurs pour la nation mais précisément des choix stratégiques, c’est-à-dire électoralistes puisque nous ne savons que trop bien qu’il ne s’agit pas pour eux d’une vocation, d’un don de soi au service de sa patrie mais d’un métier, et qu’il faut, à tout prix, garder sa place et ses privilèges le plus longtemps possible.