La vertu… sa disparition, un mal bien contemporain !

« La vertu est quelque chose de grand, d’élevé, de souverain, d’invincible, d’infatigable; le plaisir quelque chose de bas, de servile, de faible, de périssable, dont le séjour et l’asile sont les lieux de prostitution et les tavernes. Tu trouveras la vertu dans le temple, le forum, la curie, debout sur les remparts, couverte de poussière, le visage hâlé, les mains calleuses : le plaisir, tu le trouveras le plus souvent caché, cherchant les ténèbres, rôdant autour des bains, des étuves, des lieux, qui redoutent l’édile, faible et mou, humecté de vin et de parfums, pâle ou fardé, et souillé de cosmétiques »

Sénèque – La vie heureuse ( Éd. Mille et une nuits, p.16) – 2008 [58 ap. J.C.]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s