Camouflet rétrograde

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Non, je ne vais pas parler ici de cette incompétente qui est un des meilleurs échantillons de l’équipe de bras cassés qui a fait perdre les élections à Sarkozy, ce qui n’a pas été un évènement des plus traumatisants pour moi. Je n’aime ni les gnomes vulgaires et arrogants, ni les gnomes mous et invisibles !

Non, je ne vais pas non plus m’attarder sur le fait qu’une ancienne ministre (si, si !!… de la justice en plus…) puisse apparaître en plateau avec un tel symbole sur le dos en prétextant par la suite qu’il s’agit d’une feuille d’eucalyptus. En plus de prendre les gens pour des andouilles, elle démontre en direct tout la considération qu’elle peut avoir quant à son rôle d’influence médiatique et à sa fonction !!…

Non, cette image consternante n’est qu’un prétexte pour aborder un sujet sur les drogues en France, un sujet sur le cannabis en particulier.

Il faut croire que Marisol Touraine, ministre de la Santé, n’a pas d’autres priorités que de s’occuper des toxicomanes français, un des soucis majeurs qui tourneboule aussi le ministre de l’Éducation Nationale, Vincent Peillon, qui, lui non plus, n’a pas d’autres sujets plus importants à traiter que la dépénalisation du cannabis (Le Point, 15-10-2012) !…

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Il est vrai que le manque des médecins en milieu rural, l’abandon des structures médicales des territoires français, notamment les maternités, le manque d’efficacité de nombreux gestionnaires d’hôpitaux,… ou les classes surchargées, la mauvaise gestion des personnels et des crédits de l’EN, l’abandon du RASED, l’amélioration de la formation et du recrutement des enseignants, la réduction des congés sur l’année,… toutes ces pistes de travail ne doivent pas avoir la primauté !!!…

Concernant la ministre, on savait déjà par une dépêche APM qui révélait sa demande à l’ANSM d’examiner le dossier d’AMM du dérivé de cannabis Sativex qu’elle se positionnait pour une autorisation du cannabis thérapeutique, ce que confirmait Le Monde du  1er mars.

Certes, on peut toujours rester à l’écoute d’éventuelles propositions  thérapeutiques concernant les malades de la drogue. Mais en même temps, je ne considère pas que ces personnes, et peu importe leurs raisons et leurs parcours, méritent autant d’attention de la part de la société. C’est mon côté darwiniste social qui ressort mais surtout, je reste convaincu que plus on instaurera des salles d’injection ou des locaux de vente de cannabis thérapeutiques, plus cela fera flancher ceux qui seraient tentés de prendre des drogues devant une telle banalisation de ses substances sous couvert d’humanisme et de solidarité envers les toxicomanes (sur le principe de « plus il y a de cafés dans un quartier, plus il y a d’alcooliques »).

Marisol-Touraine montage2Comme elle n’est plus à un mensonge près, nous pouvons légitimement nous interroger sur les réelles motivation de toutes ces démarches lorsque l’on connait les pressions du lobby pharmaceutique (qui n’existe pas comme le lobby gay ou le lobby FM…) et lorsque l’on se rend compte de l’incapacité de ses gens là à résoudre d’autres problèmes bien plus importants pour la majorité des français, je veux parler du mariage gai de la crise, du chômage,… et qu’il est donc plus simple de montrer de l’intérêt pour des sujets qui ne coûtent rien.

page valeurs actuelles 7-03-13En attendant, grâce à Valeurs Actuelles n°3980 du 7 mars 2013, nous apprenons, et je ne cache pas une certaine satisfaction de savoir que cette pimbêche s’est faite remballée, que l’Académie de médecine s’est dite « totalement opposée à ce texte »  (projet d’autoriser le cannabis thérapeutique) dans un courrier du Professeur Ardaillou et que Serge Lebigot (je sens venir le bon mot gauchiste : « ah… il porte bien son nom »… toujours dans l’argumentation imparable !…), président de l’association Parents contre la drogue, s’inscrit en faux contre l’affirmation de la ministre qui consiste à dire (méthode typique des progressiste de défendre une idée en prenant en soutien une problématique touchant de près ou de loin au pathos, ici la sclérose en plaques) que le savitex permettrait (utilisation du conditionnel importante : on n’en est pas sûr mais bon, puisque je parle de la sclérose en plaques, je suis une gentille personne que l’on va écouter et suivre…) de lutter contre certains effets de la sclérose en plaques. Faux d’après Serge Lebigot qui cite un rapport de la National Multiple Sclerosis Society (NMSS) américaine concluant à l’absence de preuves convaincantes quant à une quelconque amélioration, du fait du cannabis, des conditions des personnes atteintes par cette pathologie.

Quel beau camouflet !

Oui, je sais, le professeur et Serge sont à coup sûr d’affreux réactionnaires hermétiques au progrès en marche qui ouvrira de nouveaux horizons en faisant table rases des préjugés passéistes sur les toxicomanes et la drogue, et toussa, toussa… mais quand même, merci à eux pour cette dépêche réjouissante !!!