Retour de bâton

Je me suis bien marré lorsque j’ai appris que les gros durs de la CGT venaient de se prendre une belle ramonée par leurs copains des blocs noirs ! Martinez et ses camarades sont allés ensuite pleurnicher dans les médias que de tels actes de violence étaient inadmissibles… N’est-ce-pas invraisemblable ?!!… La CGT qui a toujours usé depuis des décennies de méthodes musclées voire violentes pour obtenir gain de cause et a minima l’attention du public pour les causes qu’elle estimait prioritaires et primordiales, n’a fait que recevoir le juste retour de bâton de la vie. J’avais déjà évoqué leurs méthodes type blocs noirs dans un billet du 29 janvier 2020 : Courageux salopards !

Les blocs noirs sont connus, leurs réseaux identifiés par les services de sécurité de tous les pays donc à chaque fois qu’ils agissent impunément, c’est que les politicards et les services de police veulent bien qu’ils mettent le grabuge et qu’il y a à coup sûr une bonne raison pour un tel laxisme sécuritaire.

Jean-Gilles Malliarakis, dans son billet du 3 mai 2021 sur le blog L’Insolent, commente cet évènement du week-end et en profite pour rappeler les méthodes habituellement utilisées par les forces politiques se revendiquant du communisme, du marxisme-léninisme,…

« Ce premier mai à Paris ce n’étaient pas des nervis d’extrême droite qui secouaient les cotes des vieux staliniens de la CGT, mais quelque 500 à 600 anarchistes ultra violents utilisant la technique émeutière des blocs noirs. Cette nouvelle nuisance doit être certes dénoncée parfaitement repérable par la sécurité territoriale, puisque dès la veille les services savaient jusqu’au nombre des individus que rassembleraient leurs réseaux, aisément identifiés sur internet. Depuis des années maintenant, ils parviennent à perturber les rassemblements d’extrême gauche, sur lesquels, à dire vrai, aucune larme ne mérite d’être versée.

Mais la rhétorique de ces anarchistes, de ces trotskistes et autres gauchistes ne fait que reprocher au PCF, à la CGT et à la FSU de ne plus ambitionner de reprendre le projet et la longue liste des crimes commis, depuis 1917, au nom du marxisme-léninisme.

Et ce discours peut être tenu à son tour impunément par ce que ces crimes n’ont jamais fait l’objet d’une condamnation globale, ni sur les causes, ni sur les conséquences.

Naïvement au lendemain de la dislocation du bloc soviétique quelques bons esprits ont cru et milité, quelque temps, en faveur de ce qu’ils appelaient de leur vœu comme un Nuremberg du communisme.

Cette vision faussée ne s’est évidemment jamais réalisée car il eût fallu pour cela un certain nombre de conditions qui existaient en 1945 et qui n’ont jamais été réalisées depuis 1991. Divers procès se sont déroulés presque inutilement tels ceux des communistes cambodgiens Khmers rouges, qui condamnèrent à la prison en 2018, soit 40 ans trop tard, deux vieillards édentés sans qu’on ait dénoncé leur idéologie. Ils allaient simplement rejoindre le chef tortionnaire « Douch » : 3 prisonniers pour 2 millions de morts« .

La suite ici, et pour approfondir le sujet sur les pratiques des communistes pour exercer le pouvoir depuis 1917, il y a Terreur rouge : théorie et pratique de Jean-Gilles Malliarakis et Charles Culbert.

Dès le mois de décembre 1917, la révolution bolchevique instituait la forme la plus terrifiante et la plus systématique de répression. Lénine en confia la direction à l’aristocrate polonais Félix Dzerjinski. Pendant plus de 70 ans, cet organe de pouvoir, la Tcheka d’une violence sans limites, littéralement terroriste, ne fit que changer de nom : Guépéou, NKVD, KGB.
Et tout au long de son histoire, l’URSS exporta ses méthodes inchangées et impunies dans tous les pays communistes, de l’Allemagne de l’Est jusqu’en Chine.

Partir de loin

Le moisiblog a régulièrement de bonnes idées, et le petit texte ironique accompagnant ces deux images m’a fait sourire.

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Parti de gauche, la belle affaire si c’est pour y rester. Dissidence !

Arrivé à droite

Mais, si j’ai « reblogué » ces images, c’est parce qu’elles illustrent la dissidence dont j’ai fait preuve, il y a maintenant de nombreuses années, face à un environnement familial très attaché à la socialie.

L’embrigadement que j’ai subi durant ma jeunesse par mes parents pensant bien faire, la forte influence d’une mère féministe, intellectuelle, soutenue par une complicité bienvenue de l’Éducation Nationale et de ses enseignants, plus souvent affiliés au SNUipp-FSU qu’à la CFTC (et encore, y a-t-il vraiment un syndicat de droite dans l’enseignement primaire et secondaire ??!!…), a cessé lorsque je suis devenu père, après avoir marié une femme d’exception d’un milieu plus traditionnel et moins intellectuel.

J’avais entre temps effectué de nombreux voyages (10 ans de vie à l’étranger, un tour d’Europe, et beaucoup d’autres) et j’avais abandonné mes uniques lectures de revues ou ouvrages scientifiques, pour me remettre à étudier ou à relire en entier (suite à des souvenirs d’extraits du lycée) des essais philosophiques et politiques (Kant, Platon, Muray, Levi-Strauss,..), et, notamment, en commettant le sacrilège absolu : lire par curiosité des textes d’auteurs honnis qui m’étaient « interdits » (pas formellement mais la pression idéologique du milieu étant très forte…) comme Maurice Barrès, Charles Maurras, Roger Nimier,…

J’ai alors, tout d’abord découvert des écrivains à la plume remarquable, au style allégorique et fascinant.

Puis ensuite, ces lectures me confirmèrent de la réalité de vertus immuables, que la course aux changements n’est pas gage de progrès, et je pris donc conscience des nombreuses contradictions qui étaient miennes, depuis mon adolescence jusqu’à ma révélation identitaire, lorsque je fréquentais les milieux gauchistes (15 ans de vote pour LO et LCR, 4 ans à la CGT…), je ne me sentais jamais à ma place et pourtant, il me semblait être là où je devais….

Curieux sentiment, étrange ambivalence d’un jeune, au fond de lui très patriote aux solides valeurs traditionnelles, sortes d’exaltations originelles involontaires, et, en même temps, désireux d’aider la planète entière et d’excuser tout et n’importe quoi aux côtés d’énervants soixante-huitards qu’il trouvaient exaspérants.

Au final, et pour faire court car mon parcours ne peut se réduire qu’à cela, je suis parti de la gauche pour rejoindre les rangs de la droite patriote, de la tradition, ce qui ne veut bien évidemment pas dire que cette arrivée à droite s’accompagne d’un rejet systématique de la modernité ou du progrès technique.coquille

La droite, finalement, cette forme la plus répandue dans la nature tant au niveau chimique (molécules sucrées dextrogyres principalement utilisées par les organismes vivants) qu’au niveau des structures biologiques (enroulement dextre majoritaire chez les mollusques), est sans nul doute le fondement de tout et l’objectif à atteindre.degauchisseuse-raboteuse-et-mortaiseuse-illifaut

Sans parler, en ébénisterie, de la dégauchisseuse afin de rendre utilisable et d’améliorer un bout de bois irrégulier, pour ne pas dire tordu !!

Il n’existe aucune dédroitisseuse….

Parti de gauche, arrivé à droite… mais c’est loin d’être la fin; au contraire, tout commence car la société, dans laquelle je me sens bien et dans laquelle je souhaite que ma moitié et mes enfants évoluent, n’existe presque plus donc je n’ai que des perspectives devant moi, des actions à mener avec mes amis patriotes.

« D’uno raço que regreio                    « D’une race qui re-germe

Sian bessai li proumié gréu ;             Peut-être sommes-nous les premiers jets ;

Sian bessai de la Patrio                    De la patrie, peut-être, nous sommes

Li cepoun emai li priéu.                    Les piliers et les chefs.

La Coupo Santo.