Arnaque moderne

« Le réac ne croit pas aux bienfaits d’une « culture pour tous » censée abolir dans les bourbiers du « dialogue » le privilège du penseur, de l’artiste, de l’érudit au profit des masses miraculeusement ouvertes à la créativité.

[…] Il ne croit pas que tout se vaut, cet article du crédo-moderne, selon lequel il est illégitime de hiérarchiser l’émotion esthétique. Entre Mozart et le rap, entre Vermeer et le tag, il discerne un fossé qualitatif.

[…] Si tout se valait, rien ne vaudrait sinon son prix aux étals du marché et il ne croit pas aux vertus civilisatrices du grand souk mondialisé. »

Denis TillinacDu bonheur d’être réac (Éd. des Équateurs, p. 79 et 80) – 2014