40 ans de gauche décadentielle !

Dans un de ses derniers billets, celui du 10 mai 2021 intitulé « Quarante ans de déclin » à l’occasion du quarantième anniversaire de l’élection de François Mitterand à la présidence de la ripoublik fronçaise, Jean-Gilles Malliarakis, sur son blog L’Insolent, fait un rapide et triste constat de l’héritage en lambeau laissé par le leader du parti socialiste.

Les médias n’y vont pas par quatre chemins : c’est la débandade pour bon nombre d’entre eux !

Le Courrier International du même jour évoque un déclin brutal et des jours sombres : « Ce 10 mai marque le 40e anniversaire de la victoire du socialiste François Mitterrand à l’élection présidentielle. À ses quatorze années mouvementées passées au pouvoir succédera un déclin brutal pour la gauche en France. Désormais sans leader et sans idées, celle-ci traverse des jours sombres« , ainsi que l’ironie du sort pour l’ancien siège du PS de la rue Solferino racheté par (le groupe Interparfums) : « Aujourd’hui, le siège de la rue de Solférino, un hôtel particulier acheté par le PS peu avant l’élection de Mitterrand, appartient à un géant du parfum. Les socialistes ont dû s’en séparer, contraints et forcés par la chute drastique de leurs ressources financières après leur déroute à la présidentielle de 2017, où leur candidat, Benoît Hamon, n’avait réuni que 6,4 % des voix« .

Une mutation en profondeur s’est opérée au sein de ce parti qui n’a plus grand chose à voir avec l’aspect social constructif au service du peuple qui devrait en théorie motiver ses adeptes. Il s’agit plutôt aujourd’hui de faire croire à du social en prenant des mesurettes en trompe-l’oeil qui ne cherche qu’à assouvir les désirs festifs de consommateurs capricieux. Elles sont bien loin les réflexions sur les réformes nécessaires au sujet de la santé publique, de l’emploi, de l’instruction nationale ou de l’imposition…

D’ailleurs, nos politicards socialistes et autres sympathisants en ont bien conscience puisque nous avons tous remarqué la discrétion voire la gêne autour de la commémoration de cette élection de 1981 comme le souligne Nicolas Beytout du journal L’Opinion dans sa chronique sur Europe 1 du 10 mai 2021 :  » […], c’est que ce quarantième anniversaire n’est absolument pas fêté à la hauteur de ce que fut cet événement : un colloque dimanche avec quelques éléphants du PS, dont François Hollande, et une table ronde ce lundi avec Olivier Faure, l’actuel numéro 1 du parti. Colloque, table ronde… Ça sent vraiment la déprime. Parce que le PS n’a rien à fêter d’autre qu’un monde disparu. Et la nostalgie, pour un parti politique, ça n’est pas très vendeur. Il y a 40 ans, la gauche unie derrière le PS faisait plus de 50% des voix ; aujourd’hui, les sondages lui promettent une perte de la moitié de ses forces à environ 25% des suffrages, un niveau historiquement bas. Et si on ne regarde que le PS, c’est pire encore : alors que François Mitterrand avait frôlé les 35% de voix lors de sa réélection, en 1988, le dernier candidat PS à une élection présidentielle, Benoît Hamon, a fait le score mirobolant de 6,4%« .

Bref… pour revenir à l’Insolent évoqué en début de billet, je vous laisse avec le texte de Jean-Gilles Malliarakis qui résume bien la situation catastrophique dans laquelle se trouve les socialistes actuellement et revient sur le pitoyable bilan des forces progressistes qui devaient changer le monde pour de meilleurs lendemains…

« Les historiens du futur ne retiendront peut-être pas la période de 40 années qui nous séparent de l’élection de Mitterrand le 10 mai 1981, comme nécessairement significative. En effet, à moins d’événements majeurs, toujours imprévisibles, le calendrier constitutionnel nous renvoie en 2022, et rien ne permet de considérer qu’a priori cette échéance soit programmée pour se révéler celle du redressement français.

En revanche, il n’est que trop clair que, même par rapport à l’époque du funeste Giscard, lequel augmenta, par exemple, de 7 points en 7 ans la part des prélèvements obligatoires dans la production nationale, les 14 années de présidence Mitterrand auront été marquées par un règne généralisé du mensonge et du gaspillage, que n’ont su corriger après lui ni Chirac, ni Sarkozy, ni Hollande, ni aujourd’hui Macron. Plus de 25 ans après son départ, la descente aux enfers n’a pas cessé de suivre sa courbe consternante.

Quand ils arrivent au pouvoir les socialistes sortent de 23 ans d’opposition. Leurs alliés communistes comptent 4 ministres, pour la première fois depuis 1947. Les deux premières années du gouvernement Mauroy verront s’accumuler les mesures démagogiques les plus catastrophiques issues des 110 propositions du programme présidentiel.

Dès 1981, les allocations de toute sorte : logement, familiales ou en faveur des adultes handicapés sont augmentées de 20 à 25 % ; en octobre, on tente de bloquer les prix pour 6 mois, la peine de mort est abolie ; et en décembre est institué l’impôt dit sur les grandes fortunes. Cette équipe ne tombera qu’en 1984.

En janvier 1982, est imposée la semaine de 39 heures qui sera aggravée à 35 heures par Martine Aubry, 20 ans plus tard ; en février les grandes entreprises sont étatisées ; en mars, l’âge de la retraite passe de 65 à 60 ans.

Tout cela entraîne un affaiblissement de l’économie française, désormais totalement déséquilibrée par rapport à celle de nos voisins, dans le contexte qui conduira au traité de Maastricht. L’idée absurde de diminuer le temps de travail était conçue comme une façon de diminuer le chômage : il augmenta, très vite etc.

Or, depuis lors, aucun gouvernement n’a eu ni la force ni le courage de corriger vraiment toutes ces erreurs. Et la France n’a cessé de s’enfoncer sur la scène internationale.

Si l’on considère les nationalisations de l’ère Mauroy, si on prend en compte l’instrumentalisation de SOS Racisme, si on observe le nombre d’institutions que les socialistes se sont acharnées à détruire, à salir et à dénigrer, on ne peut que se demander comment le pays a bien pu survivre à ce monopole idéologique de la gauche la plus décadentielle du monde« .

La suite ici

La gauche caviar n’a jamais aussi bien portée son nom !

4 réflexions sur “40 ans de gauche décadentielle !

    1. Merci ! Je trouve aussi que ce dessin est réussi avec une ressemblance très forte au niveau de leur petitesse en terme de moralité et de leur variété en termes de syndromes psy, tous liés à un égocentrisme sur-dimensionné.

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