L’agonie d’Unamuno

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J’ai découvert cet auteur en me baladant du côté de chez Stalker lui consacrant, le 19 octobre 2017, un billet des plus intéressant.

Dans la foulée, je me suis rendu acquéreur d’un exemplaire (ci-contre) de cet essai datant de 1926 (traduction par Jean Cassou du texte original en espagnol). J’attends avec impatience de le recevoir.

Je vous laisse aller jeter un oeil sur le site de Stalker pour lire l’intégralité du billet et sur le site des Éditions RN pour avoir un résumé de cet oeuvre de ce « grand philosophe, romancier, essayiste et poète, devenu classique en Espagne mais injustement oublié en France« : « Miguel de Unamuno (1864-1936) est l’une des grandes figures du début du XXe siècle européen« .

En attendant, je laisse ci-après un extrait du billet de Stalker qui m’a le plus interpellé…

« Cette impossibilité du christianisme social est encore illustrée par ce passage qui choquera les petits apôtres de l’insertion de l’Église dans le monde : «Résoudre le problème économico-social, celui de la pauvreté et de la richesse, celui de la répartition des biens de la terre, n’est pas une mission chrétienne; et cela, même ce qui rachète le pauvre de sa pauvreté devrait racheter le riche de sa richesse, de même que ce qui rachète l’esclave devait racheter le tyran, et qu’il fallait en finir avec la peine de mort pour sauver le bourreau, et non le condamné. Pourtant, ce n’est pas une mission chrétienne. Le Christ appelle de la même manière les pauvres et les riches, les esclaves et les tyrans, les condamnés et les bourreaux. Face à la fin prochaine du monde, face à la mort, que signifient pauvreté et richesse, esclavage et tyrannie, être exécuté ou exécuter une sentence de mort ?» (p. 72).
Pourtant, si «la chrétienté ne peut vivre sans civilisation ni culture» (p. 73), il nous faut constater que le christianisme social ne pouvait, tôt ou tard, à partir du moment où l’idée de progrès allait connaître l’essor foudroyant que nous savons, que laisser sa propre traînée de poudre dans les esprits et les cœurs, paradoxe duquel Unamuno s’accommode du reste fort bien, lui qui sait parfaitement que le christianisme mourra avec la civilisation occidentale et que «la lutte du chrétien, son agonie, n’est ni de paix, ni de guerre mondaines» (p. 76), mais d’une intimité autrement plus secrète, propre à favoriser et nourrir «l’individualisme radical» qu’est le christianisme (p. 79)« .

Il faut croire que le pape actuel, ses quelques copains pédophiles (une minorité, je le sais, bien moins nombreux que leurs équivalents dans le milieu éducatif !) et ses partisans pour un catholicisme trop mou, sont les parfaits catalyseurs du funeste phénomène décrit par Unamuno et de la fin imminente du christianisme social…

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