Le camp du Bien

Noix Vomique

001069662.

Les conventionnels se piquaient d’être les plus bénins des hommes: bons pères, bons fils, bons maris, ils menaient promener les petits enfants ; ils leur servaient de nourrices ; ils pleuraient de tendresse à leurs simples jeux ; ils prenaient doucement dans leurs bras ces petits agneaux, afin de leur montrer le dada des charrettes qui conduisaient les victimes au supplice. Ils chantaient la nature, la paix, la pitié, la bienfaisance, la candeur, les vertus domestiques ; ces béats de philanthropie faisaient couper le cou à leurs voisins avec une extrême sensibilité, pour le plus grand bonheur de l’espèce humaine.

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, Livre neuvième, chapitre 2.

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5 réflexions sur “Le camp du Bien

    1. Assurément ! Je dois avouer que cela fait plusieurs années que je veux les lire mais n’ayant pas le budget pour acheter La Pléiade, je repousse cette lecture.
      Chateaubriand est un des grands auteurs qui reste absent dans ma bibliothèque… malheureusement ! Pour l’instant !!…

    2. Ah oui! Je ne m’étais jamais plongé dans les Mémoires d’outre-tombe; depuis quelques semaines, je ne m’en détache plus. Lebuchard, l’édition de La Pochothèque est très bien, et beaucoup moins chère que La Pléiade.

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