Coronavirus : Patrick Devedjian, président des Hauts-de-Seine, est mort…

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R.I.P. M. Patrick Devedjian !

En effet, même si je n’appréciais pas forcément l’homme au premier abord avec sa mine

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Frédéric Charpier, Éd. Seuil, 2005.

un peu trop « cul pincé » et un poil fourbe, j’ai toujours adhéré à bon nombre de ses prises de positions et, de plus, ce personnage politique, issu d’Occident (une référence !), organisation à propos de laquelle il a malheureusement regretté son appartenance,  est un bel exemple d’assimilation réussie, issu de l’union mixte d’un père turc stambouliote mais catholique et francophone et d’une mère française de souche ; parents ayant donné un prénom bien français à leur unique enfant. Cet usage de prénoms du calendrier chrétien est un premier et immense pas fait par les immigrés dans leur processus d’intégration démontrant une réelle volonté d’assimilation et prouvant leur gratitude à la terre qui vient de les accueillir, comme le martèle Éric Zemmour !

D’ailleurs, à ce propos, j’étais tombé il y a quelques temps sur un article de LCI d’une garce traîtresse, Virginie Fauroux, intitulant son billet « N’en déplaise à Eric Zemmour, 1 prénom sur 2 parmi les plus donnés en France est issu de la diversité » du 20 septembre 2018, qui faisait l’éloge du multiculturalisme, de ce gloubi-boulga infecte en évoquant avec joie dans le texte : « parmi les 100 prénoms les plus plébiscités, la moitié sont issus de la diversité chez les garçons et un tiers chez les filles« . Déjà, là, si ce n’est pas un première preuve, parmi beaucoup d’autres, que le Grand Remplacement est une réalité des plus efficientes alors il est évident que ceux qui parle de complotisme, de mystification doivent immédiatement aller consulter en urgence un médecin psychiatre ! Ensuite, cette « journaliste » qui exprime toute sa satisfaction en faisant un pied-de-nez à Zemmour dans le titre, dit décrire une « une réalité bien française » !… Mais ceci ne fait  que participer à l’endoctrinement du lecteur qui assimile malgré lui que « c’est ça la France », que « c’est normal »… Et bien, non ! Non, Mme Fauroux, comme un cancer se développe au sein même de l’organisme qui l’a vu naître, il ne s’agit en rien du tissu originel de l’organisme, il ne s’agit en rien d’une chose normale ! Ici, il s’agit non pas d’une « réalité française » mais d’une réalité contemporaine cosmopolite du mondialisme lamentable et mortifère qui se répand partout tel un cancer ! Voici comment par des mots, des expressions ou des tournures de phrase, tous les merdias participent à la propagande multikulti, à l’abrutissement des masses en normalisant des situations qui ne le sont pas !…

Cet universalisme, ce dogme du nomadisme lié à cette mode de l’apatride vont finalement à l’encontre de la diversité, de la typicité d’un pays, d’une région, et me débectent fortement !

Bon, revenons à la personnalité qui nous intéresse… Dans Libération du 7 décembre 1998 (et oui… on trouve parfois des informations intéressantes dans ce torchon !..), un article de Blandine Grosjean nous apprend qu’il était le « fils d’un ingénieur francophile, âgé, exilé de Constantinople en 1919. «Un monde englouti.» Il a mal supporté que ce père l’enferme à 11 ans au collège arménien, où il s’est retrouvé seul à ne pas parler l’arménien. Il n’aimait pas que ce père s’affiche avec sa carte d’apatride, qu’il lui impose l’humiliation des descentes d’huissier. Entre l’histoire de France, enseignée par l’école , et celle de l’empire byzantin racontée par son père, une autre histoire lui fait encore défaut. Celle d’un enfant unique dont la mère a disparu quand il avait 6 ans. Des années durant on lui a dit qu’elle était partie en voyage. En réalité, elle s’était tuée lors d’une chute de cheval« . Ce début de vie assez compliqué lorsqu’un enfant se construit lui a permis de se forger un caractère affirmé et une capacité à endurer les épreuves qu’il faut lui reconnaître. Cela me fait penser à mon père qui a perdu le sien à 4 ans et sa mère à 13 ans, et qui est un juif pied-noir… Ce sont des parcours de vie qui vous amènent à honorer, comme il se doit, le pays hôte, à avoir des valeurs d’abnégation, de vaillance et de droiture que j’admire énormément.

Patrick Devedjian était contre le mariage des invertis ce qui nous fait un point commun parmi bien d’autres : « Le mariage, c’est une institution millénaire et qui structure la société, c’est un repère fondamental. Non, c’est non », il faut « le retrait du projet, bien sûr » (cf. Le Point du 17 décembre 2012)

Il était malheureusement pro-européen, CEE-compatible, mais contre l’adhésion de la Turquie (cf. son bloc-notes sur L’Opinion du 11 mars 2020)pour, à mon sens de très mauvaises raisons lorsqu’il écrit : « L’entrée de la Turquie est incompatible avec le projet européen, qui repose justement, pour chacun des pays qui y adhèrent, sur le deuil du nationalisme » (cf. À moi le ministère de la parole, Éd. de l’Archipel, 2006, p. 191), sachant que son positionnement politique était surtout orienté en fonction de son engagement dans le combat pour la Capture d’écran 2020-03-29 à 15.22.20reconnaissance du génocide arménien. Ce que rappelle Nikol Pachinian, premier ministre arménien, dans un tweet d’aujourd’hui.

D’ailleurs, alors qu’il était né sur le sol français, Patrick Devedjian disait de lui qu’il était arménien : « et c’est un Arménien qui venait le dire » (cf. l’article d’Anne Dastakian et Guy Konopnicki dans Marianne du 29 mars 2020)… je n’ai jamais bien compris ce sentiment d’appartenance à un autre pays, même celui d’une partie de ses ancêtres, alors que l’on appartient par moitié génétique à la terre où l’on est né !

Malgré tout, ses convictions traditionnelles et son sens du devoir sont à retenir et à regretter. Encore un pan de la France d’avant qui s’en va…

5 réflexions sur “Coronavirus : Patrick Devedjian, président des Hauts-de-Seine, est mort…

    1. c’est un peu le problème de cette pseudo droite, ils ne sont pas vraiment méchants mais ils ont soigneusement contribué à creuser notre tombeau « pour notre bien » j’imagine

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